Des journalistes du réseau European Investigative Collaborations (EIC) publient l’enquête « Israel Files » le 12 décembre 2025. Ils exploitent une fuite massive de plus de deux millions de documents internes du ministère israélien de la Justice. Ces fichiers couvrent la période 2009-2023. Distributed Denial of Secrets (DDoSecrets) diffuse ces données sensibles et explosives.
Le Département des affaires internationales spéciales émerge au cœur de cette révélation. L’israël crée cette unité discrète en 2010 sous Benyamin Netanyahou. Elle coordonne avec l’armée, les services secrets et d’autres ministères. Des dizaines de millions d’euros financent ses opérations. L’objectif principal reste clair : contrer la « guerre juridique » (lawfare) visant l’État hébreu et ses responsables.
Ce département clôture discrètement des dizaines de plaintes pénales et civiles à l’étranger. Il lobbyise secrètement auprès de procureurs et ministères européens. Par exemple, aux Pays-Bas, Tel-Aviv prend en charge les frais d’avocats pour des entreprises impliquées en Cisjordanie. En France, il pousse les autorités à poursuivre les militants du mouvement BDS, malgré la protection européenne de la liberté d’expression…
De plus, l’unité évalue les risques de voyage pour les hauts dirigeants israéliens. Elle cultive des relations privilégiées avec juristes et parquets. Ces efforts préparent aussi l’israël aux enquêtes de la Cour pénale internationale (CPI). Le ministère de la Justice refuse de commenter ces révélations. Cette affaire met en lumière une stratégie systématique pour préserver l’impunité face aux accusations de crimes de guerre.
L’impunité israélienne est possible via la complicité des autorités politiques et judiciaires européennes. C’est un fait.



























