La libéralisation du marché de l’énergie en théorie était censée stimuler la concurrence et faire baisser les prix, mais dans la pratique, ça ne fonctionne pas comme prévu, c’est même l’inverse qui est constaté. En France, le marché de l’électricité, libéralisé depuis les années 2000 sous l’impulsion de l’UE, reste dominé par quelques gros acteurs (comme EDF), et les mécanismes de fixation des prix (basés sur le coût marginal et les bourses comme Epex Spot) ne traduisent pas les surplus d’énergie renouvelable en baisse pour les consommateurs. Ce système est donc une arnaque, car il profite plus aux opérateurs qu’aux usagers, surtout quand on « jette » de l’électricité.
Le système actuel est profondément injuste. La libéralisation du marché, censée favoriser la concurrence et faire baisser les prix, ne fonctionne pas comme promis. Les prix restent élevés malgré la surproduction d’énergie renouvelable, les consommateurs sont lésés pendant que les gros acteurs du marché se gavent d’argent facile. Ce n’est pas acceptable.
10% de l’énergie solaire produite en 2025 n’a pas été consommée. La faute à des pics de production, auxquels le réseau et les producteurs doivent s’adapter.Le chiffre a été multiplié par deux en un an: selon le rapport du gestionnaire de réseau d’électricité RTE, la France a écrêté 2 TWh (térawattheures) d’électricité renouvelable au premier semestre 2025, contre 1,1 TWh en 2024. Derrière ce terme barbare, une réalité de plus en plus contraignante pour les acteurs de l’énergie renouvelable comme pour les consommateurs: la France gaspille de l’électricité renouvelable tous les ans, du fait de surproductions.
Dans le détail, la France a jeté près de 0,8 TWh de production éolienne (c’était 0,7 TWh en 2024) et 1,2 TWh d’énergie solaire, un montant multiplié par trois par rapport aux six premiers mois de 2024. En tout, la France ayant produit 273,4 TWh d’électricité (toutes sources d’énergies confondues), ce gaspillage représente 0,7% de perte…



























