Miriam Adelson, citoyenne américano-israélienne et milliardaire, assume une campagne de 20 millions de dollars visant à déloger le représentant républicain Thomas Massie, connu pour ses positions anti-sionistes et critiques envers l’influence de l’AIPAC, très puissant lobby de Tel-Aviv aux USA. En tant que citoyenne américaine, Adelson a légalement le droit de financer des campagnes politiques via des super PACs, une pratique courante aux États-Unis malgré les débats sur l’influence de l’argent dans la politique. Cependant, son action semble paradoxale par rapport à l’idéologie « America First » promue par Trump, qui mettait l’accent sur la souveraineté nationale et la réduction des interférences étrangères – ici, son initiative semble prioriser des intérêts perçus comme alignés sur Tel-Aviv plutôt que sur une politique strictement américaine.
Thomas Massie, avec son opposition aux aides étrangères et à l’influence de l’AIPAC, incarne pourtant une forme d’« America First » cohérente, ce qui rend ce financement d’Adelson, soutenu par Trump lui-même, difficilement conciliable avec cette rhétorique. Cette situation illustre une tension au sein du GOP entre les donateurs pro-israéliens et les élus défendant une ligne isolationniste, révélant peut-être un décalage entre les promesses électorales et les réalités des alliances politiques.
Si Trump soutient une campagne financée par Adelson pour déloger un élu « républicain » de son propre camp comme Massie, connu pour son opposition à l’ingérence de l’AIPAC et aux aides étrangères, cela pourrait être perçu comme une trahison de cet idéal, surtout qu’Adelson a publiquement admis prioriser l’israël – Trump l’a même taquinée sur le sujet en 2025 devant le Knesset !































