Je veux bien d’un gouvernement mondial à condition que ce gouvernement soit dirigé par le Christ.

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La vie n’est pas au bout de la science, au contraire, plus on s’enfonce dans la science plus on s’éloigne de la vie. Et plus on s’enfonce dans la mort. Logique. Logique biblique.

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Si l’homme était invulnérable aux maladies, à la vieillesse, et si surtout il ne subissait pas la mort, la science n’aurait pour lui aucun intérêt, aucun sens. Ça ne lui viendrait même pas à l’esprit.

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C’est parce que l’homme connaît la mort qu’il veut connaître l’immortalité, par la science.

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C’est parce qu’il est mortel que l’homme cherche la science, et pour cette seule raison. La science qui le fera immortel.

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Le seul et unique but de la science est l’immortalité, l’immortalité de la chair. Mais la chair est périssable, voilà la vérité, que la science ne veut pas admettre. La science est une rébellion contre la vérité.

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L’impuissance face à la mort a prévisiblement induit le désir de puissance, un désir de puissance fou, sans limites, sans ivresse, aveugle, qu’on appelle la science.

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La science ne cherche absolument pas à s’inscrire dans l’harmonie naturelle mais bien au contraire à s’en rendre « maître et possesseur », comme disait Descartes.

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La domination mondiale par une minorité n’est que l’accomplissement exact de la science.

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Savoir s’inscrire dans l’harmonie naturelle : voilà le seul savoir qui mérite le nom de « science ». Sagesse primordiale.

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L’homme Adam ne subissait pas la mort, l’Arbre de la connaissance de la mort lui était donc défendu. Le Serpent réussit pourtant à le convaincre du contraire : que la connaissance de cet arbre lui apporterait l’immortalité…

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C’est parce qu’il se sait mortel, parce qu’il connaît sa mortalité que l’homme connaît le bien et le mal. Et pas l’inverse. Le bébé n’a pas de conscience morale car il n’a pas conscience de sa mortalité. Voilà pourquoi l’arbre de la mort a été appelé dans la Bible : l’arbre de la connaissance du bien et du mal. L’arbre de la conscience morale.

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La conscience de notre mortalité (charnelle) induit notre conscience morale, mais vouloir en finir avec cette mortalité c’est donc vouloir en finir avec cette conscience morale, voilà l’essence même de la science, corrompue par essence. Voilà pourquoi l’arbre de la conscience morale a été appelé « l’arbre de la science ».

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La science ne nous apporte non seulement pas la vie immortelle mais finalement cette science mécaniste est une négation intégrale de la vie. Car la mécanique la subtile qui puisse être ne sera jamais la vie ; le robot le plus sophistiqué qui puisse être ne sera jamais vivant. Avec le transhumanisme vous serez à 95% artificiel : prothèse cognitive, prothèse organique, immunité artificielle, sang artificiel… Voulant en finir avec la mort, la science en finira plutôt avec la vie !

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L’arbre de science est la négation de l’arbre de vie, la science est la négation de la vie, la négation tout court. La science est négatrice par essence, « une vérité n’est scientifique que si elle est réfutable », disait Karl Popper.

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Le culte de la science c’est le culte de la négation intégrale, infinie, le culte du gouffre, de l’abîme, l’Aïn Soph de la Kabbale juive, l’Apsû chez les Sumériens… la boucle est bouclée. Quant à l’arbre de vie, c’est l’affirmation intégrale de la vie, la vie éternelle.

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La seule et vraie sagesse est celle qui nous libère de la science, de l’arbre de science, du gouffre…, et qui nous en libère à vie.

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La vie précède le chaos, le gouffre, le non-être, éternellement (sagesse primordiale). Et pas l’inverse (sciences empiriques, gnose, kabbale juive, maçonnerie, mythologie sumérienne, égyptienne, grecque, védisme… ).

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Depuis Sumer jusqu’à aujourd’hui, on tient le gouffre, le non-être, la négation, pour réalité primordiale. Ce point de vue est celui de la doctrine du Serpent, point de vue adopté par René Guénon, Heidegger, Nietzsche… Il n’y a guère qu’en islam où la réalité primordiale est strictement la vie, affirmée, abondante, une, infinie, éternelle, divine. Tel était le message du Christ. Savoir primordial.

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Pour Parménide, l’Être Un éternel précède éternellement le non-être multiple, éphémère, illusoire. À partir de Socrate, la philosophie a consisté à questionner, contester et finalement nier la primordiale vérité souverainement affirmée par Parménide. À partir de Socrate, la philosophie devint impuissante à affirmer quoi que ce soit, négatrice, destructrice… non pas oublieuse de l’Être, comme disait Heidegger, pas oublieuse mais destructrice. Voilà comment la philosophie détruisit la sagesse primordiale.

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Non, René Guénon, en islam Dieu n’est pas vivifiant mais vivant, bel et bien vivant, et Sa vie est aussi abondante que subtile. Quant aux perceptions sensorielles, René, elles ne relèvent pas de l’Être manifesté mais de l’Être simulé, elles sont des simulacres d’Être (la science moderne n’étudie exclusivement que ces simulacres). L’Être manifesté est exceptionnel, René ; le Christ fut l’Être manifesté.

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Pour René Guénon, la réalité primordiale est l’Être non-manifesté, non-affirmé, non-distinct, non-fini, une non-finalité dont le principe est le non-être… Pour Gai-non, Dieu est non, le non absolu, le cheikh du Caire n’envisage l’absolu que comme négation (désigné exactement dans la kabbale juive par « l’Aïn », la négation absolue). Je prétends que la réalité primordiale est le oui absolu, l’affirmation absolue, l’être vivant absolu, la présence absolue, la manifestation absolue, la finalité absolue, l’achèvement absolu.

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La vie divine est bien plus subtile que le plus subtil des simulacres, qu’on appelle : concept. Après tout, les idées platoniciennes multiples ne sont que des images du Souverain Bien unique.

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La sagesse n’est en rien abstraite, elle s’oppose diamétralement au concept, à la théorie, au principe. Le mot « concept » vient du latin conceptus, participe passé de concipio (lui-même formé de con « ensemble » et capio « saisir »), signifiant « prendre l’ensemble, le tout ». Le concept est prise, saisie ; la sagesse est don, don de vie, don éternel. Toute prise aussi subtile soit-elle est vaine, éphémère, périssable, mortelle, illusoire… la mort est toujours la mort d’une illusion.

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Le concept voudrait saisir l’insaisissable vie pour échapper à la mort. En vain.

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La sagesse n’enfante pas les concepts mais la vie, à travers les formes, et ses enfantements sont pris, saisis, disséqués et finalement détruits par les concepts.

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Selon Hegel, le concept pur est la finalité de la vie, je pense qu’il en est plutôt la négation pure.

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Selon Nietzsche, l’ivresse de la puissance est la finalité de la vie. Certes, « l’ivresse de la puissance » n’est pas un concept mais elle ne triomphe pas des concepts pour autant, et elle détruit la vie au passage.

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La sagesse triomphera des concepts.

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