Un journal suisse important vient de publier un article dans lequel il explique que la santé du président actuel algérien Abdelaziz Bouteflika est précaire. Il est toujours hospitalisé à Genève et pourtant, avec un mépris extraordinaire, son équipe a maintenu sa candidature en piétinant la constitution. Les médecins suisses parlent même d’aphasie, c’est-à-dire une grande difficulté à parler. À partir de là, comment peut-il communiquer et diriger quoi que ce soit ! Ce cirque n’a que trop duré, on ne peut pas humilier de la sorte 45 millions d’Algériens sans en subir les conséquences à un moment donné !

Ce qui va être extrêmement compliqué à gérer pour le clan Bouteflika, ce serait le décès du président avant le 18 avril car il est fort probable que les funérailles nationales se transforment en liesse populaire très humiliante !


Le président Bouteflika, actuellement encore hospitalisé à Genève, serait « sous menace vitale permanente » en raison d’une « atteinte systémique à ses réflexes corporels », rapporte ce mercredi le journal suisse La Tribune de Genève.

Selon la même source, le problème principal du président Bouteflika, qui se présente pour un cinquième mandat, est qu’il « présente de hauts risques de faire des fausses routes, c’est-à-dire que des aliments peuvent être dirigés vers ses voies respiratoires, ce qui peut entraîner une infection pulmonaire grave ».

« Il ne souffre d’aucun mal mortel à court terme, mais c’est un vieux monsieur qui peine à se remettre des conséquences de son attaque cérébrale de 2013. Car c’est bien en raison des compétences des HUG en matière de neurologie qu’Abdelaziz Bouteflika y séjourne depuis le 24 février », affirme le journal suisse.

Le journal suisse apporte également des informations concernant les antécédents médicaux récents du président Bouteflika. « En 2016, le président algérien avait subi un examen assez invasif du côlon, nécessitant une anesthésie générale. Cette année, c’est un examen des voies respiratoires qui était au programme. Cette bronchoscopie a permis de faire un bilan de santé approfondi du patient Bouteflika », rapporte la source.

« Et en trois ans, sa situation s’est dégradée de manière perceptible. D’un état de fragilité, mais permettant une vie à peu près normale, il s’est transformé en patient dont l’état est très précaire et nécessite des soins constants », affirme la Tribune de Genève.

« Ce trouble est un résultat de l’âge, mais aussi de son attaque cérébrale qui a dégradé ses fonctions neurologiques. Dont celle qui permet au corps d’empêcher l’ingestion d’aliments ou de liquides dans les poumons. Pour se protéger des infections pulmonaires – une cause majeure de mortalité chez les personnes âgées – Abdelaziz Bouteflika subit des cures d’antibiotiques régulières. Il reçoit aussi des soins de physiothérapie respiratoire », rapporte la même source.

Le journal suisse affirme également que Bouteflika est atteint d’aphasie, soit de perte partielle du langage. « Il semble réceptif à ce qu’on lui dit, mais on le comprend à peine. Il faut pratiquement lire sur ses lèvres », rapporte la source, ajoutant que « son imposante équipe médicale – quatre médecins algériens, dont un cardiologue, un anesthésiste et un interniste – lui sert d’interprète avec le monde extérieur et parle souvent à sa place ».

« Aux HUG, la présence de ce patient hors du commun suscite une mobilisation inhabituelle. Abdelaziz Bouteflika est au 8e étage des HUG, au sein du service de médecine interne générale. Plusieurs chambres ont été réservées au bout du couloir, gardé par la police. L’entrée de la division privée de l’hôpital est gardée par un vigile armé. L’extrémité du couloir où se trouve le président est inaccessible et placée elle aussi sous bonne garde », indique par ailleurs la même source.

La Tribune de Genève affirme par ailleurs que le président Bouteflika, hospitalisé au huitième des Hôpitaux universitaires genevois (HUG), pourrait quitter l’établissement genevois « très prochainement ».