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Le président de la République Emmanuel Macron lors d’une conférence de presse commune avec le Premier ministre australien, le 2 mai 2018 à Sydney (Australie). (LUDOVIC MARIN / AFP)

C’est tout à fait normal et cela correspond parfaitement au paradigme de bankster du président Macron. Toujours caché derrière l’excuse de la fuite des investissements, excuse qui n’est jamais utilisée lorsqu’il s’agit du peuple qui est écrasé par l’impôt et les taxes ! Cette décision scandaleuse ne fait que démontrer encore une fois que nous avons raison, que la France est dirigée par la finance et que son régime n’a strictement rien de démocratique. Malgré les 80 milliards d’évasions fiscales annuelles, absolument rien n’est fait, bien au contraire.


Le président de la République affirme que « l’exit tax », votée sous Nicolas Sarkozy, encourage des Français à fonder leur entreprise à l’étranger pour l’éviter.  

L’annonce n’est pas faite en France, mais dans le magazine américain Forbes, où le HuffPost l’a repérée. Emmanuel Macron veut supprimer, l’an prochain, « l’exit tax », un impôt mis en place pour freiner l’exil fiscal des Français qui possèdent une entreprise ou un important patrimoine en actions. Pour le président de la République, cet impôt « envoie un message négatif » aux entrepreneurs.

Votée en 2012, lors du mandat de Nicolas Sarkozy, et en vigueur depuis 2014, l’« exit tax » vise les contribuables qui transfèrent leur domicile fiscal hors de France et détiennent un patrimoine en actions et obligations supérieur à 800 000 euros, ou au moins 50% du capital d’une entreprise.

Un produit « très faible » pour les finances publiques

« C’est une grosse erreur », estime Emmanuel Macron, qui assure que de nombreux Français créateurs de start-up « ont décidé de lancer leurs projets à l’étranger pour éviter cet impôt ». Par ailleurs, selon lui, le montant rapporté par cette taxe aux finances publiques est « très faible ». « Je ne veux aucune ‘exit tax’. Ça n’a aucun sens », tranche le chef de l’État.

« Les gens sont libres d’investir comme ils le souhaitent », poursuit Emmanuel Macron, qui se lance dans une métaphore : « Je crois que si vous voulez vous marier, vous ne devez pas avoir à expliquer à votre conjoint : « Si tu m’épouses, alors tu ne pourras jamais divorcer. » Je ne suis pas sûr que ce soit la meilleure manière d’être avec quelqu’un que l’on aime. Alors je suis pour que l’on soit libre de se marier, mais aussi de divorcer.»


France TV Info