Décidément le pétrole est une véritable malédiction puisque quel que soit son prix – prenons l’exemple de l’Algérie -, cela ne profite jamais au peuple. Depuis 40 ans, que le baril de Brent oscille entre 8 et à 140 $, le peuple algérien n’en a jamais vu la couleur, sans parler des revenus issus de l »exploitation du gaz naturel. Le prix du baril de pétrole en Algérie c’est comme l’explosion des impôts en France, il peut être triplé ou quintuplé, mais il n’y aura jamais assez d’argent dans les caisses ! Comment est-ce physiquement et mathématiquement possible ?


Londres: Les prix du pétrole bondissaient vendredi en cours d’échanges européens, après la décision de l’Opep d’augmenter sa production de pétrole d’environ un million de barils par jour.

Vers 14H30 GMT (16H30 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août valait 74,17 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse 1,12 dollar par rapport à la clôture de mercredi.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude » (WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l’énergie.) pour la même échéance, progressait de 1,93 dollar à 67,47 dollars un peu plus d’une heure et demie après son ouverture.

Le marché pétrolier s’est montré très indécis depuis le début de la semaine, face aux nombreuses spéculations quant à l’issue de la réunion de l’OPEP.

Le cartel s’est réuni vendredi et doit se retrouver samedi avec ses dix partenaires, dont la Russie, pour examiner les suites à donner à leur accord de réduction de la production conclu en 2016 et prévu jusqu’à la fin de l’année.

L’OPEP a finalement décidé à l’unanimité d’augmenter sa production de pétrole d’environ un million de barils par jour, a indiqué l’Arabie saoudite à l’issue de la réunion du cartel. L’objectif n’est toutefois pas mentionné dans le texte signé par l’Organisation.

L’Arabie saoudite, soutenue par la Russie et les États-Unis, plaidait pour une telle augmentation dans un contexte de hausse des prix et de tensions potentielles sur le marché pétrolier et malgré les réticences de l’Iran.« L’accord est conforme aux prévisions hautes des marchés mais ne précise pas explicitement quel sera le chiffre exact, certains suggérant qu’il pourrait n’être que de 600.000 barils par jour », ce qui plairait encore davantage au marché, explique à l’AFP Craig Erlam, analyste chez Oanda.

Plus généralement, les investisseurs avaient déjà intégré un tel accord, « ce qui peut expliquer pourquoi nous voyons le marché progresser », selon lui.

De son côté, David Madden, analyste chez CMC Markets, estime que l’augmentation en termes réels pourrait être inférieure à un million de barils puisque la baisse de la production était jusqu’à présent peut-être plus forte que prévu compte tenu des perturbations dans certains pays tels que le Vénézuela.

Il prévient toutefois que malgré la hausse du jour « les prix sont encore loin de leurs récents plus hauts, autour de 80 dollars atteints en mai ».


AFP