La presse vient de dénoncer un rapport de la Cour des comptes – ci-dessous – vient de lever le voile sur une pratique scandaleuse aussi discrète que coûteuse. Entre 2014 et 2024, en 10 ans, EDF a dépensé près de 20 millions d’euros pour choyer ses anciens grands patrons ! De véritables parasites ! Bureau personnel, secrétaire dédiée, voiture avec chauffeur : le grand jeu, offert sans limite de temps réelle. Certains ont continué d’en profiter bien au-delà des dix années prévues par les règles internes, sans qu’aucune décision officielle ne vienne justifier ce dépassement. Difficile de ne pas y voir un système taillé sur mesure pour quelques privilégiés, loin des regards et des contrôles habituels.
Double fraude…
Le plus troublant reste sans doute l’absence totale de transparence fiscale. De 2018 à 2024, ces avantages n’ont jamais été déclarés ni soumis à cotisations sociales, comme s’ils n’existaient tout simplement pas aux yeux de l’administration. Pourtant, un ancien dirigeant en bénéficiait encore en 2025, pour un coût annuel avoisinant les 355 000 euros. Une somme colossale, rattachée pour l’essentiel à la mise à disposition d’un bureau au siège de l’entreprise. Face à cette opacité, le Parquet national financier a fini par ouvrir une enquête incidente, preuve que même la justice s’interroge sur la légalité de ce dispositif.
Des salaires mirobolants inexplicables !
D’autres détails achèvent de donner le tournis. Le rapport révèle qu’un salarié affecté à ces missions, chauffeur ou assistante, a perçu un jour jusqu’à 470 000 euros sur une seule année, charges comprises. En parallèle, l’administration fiscale réclame désormais un redressement de 4,3 millions d’euros pour la période 2014-2020, estimant que ces largesses relevaient d’un acte anormal de gestion. L’Urssaf, elle aussi, a engagé une procédure devant la justice, convaincue que ces avantages en nature auraient dû être soumis à cotisations depuis longtemps. Même l’État actionnaire a fini par changer de doctrine fin 2025, se déclarant désormais hostile par principe à ce genre de statut honorifique. Bien entendu quand le système a été découvert, pas avant…
Pillage d’EDF en bande organisée
Appelons les choses par leur nom : ceci n’est rien d’autre que du vol organisé au sommet de l’entreprise publique. Des dirigeants qui ont quitté leurs fonctions depuis des années continuent de vivre aux crochets du contribuable, sans contrepartie vérifiable et sans le moindre contrôle sérieux. Pendant que les usagers subissent la hausse des tarifs de l’électricité et que l’État répète à longueur d’année qu’il faut faire des économies, une poignée d’anciens patrons s’octroyait des privilèges dignes d’une autre époque.
Ce n’est pas de la gestion, c’est de la captation. Et le silence qui a entouré cette pratique pendant plus de 10 ans en dit long sur la solidité, ou plutôt la fragilité, des contrôles internes censés protéger l’argent public.
Alors quand certains responsables politiques s’acharnent sur les allocataires du RSA soupçonnés d’avoir touché quelques centaines d’euros en trop, on est en droit de s’interroger sur la hiérarchie des scandales. Ces contrôles renforcés, ces algorithmes de traque, cette rhétorique de la fraude sociale érigée en priorité nationale, tout cela pèse sur les plus modestes avec une sévérité sans commune mesure. Face à ce déséquilibre, difficile de ne pas y voir une justice à deux vitesses appliquées par les voyous qui nous volent.
D’un côté, des millions détournés en toute impunité pendant une décennie sans qu’un seul euro ne soit remboursé spontanément. De l’autre, une chasse acharnée aux petites fraudes du quotidien, souvent nées de la précarité plus que de la malhonnêteté. Cette asymétrie de traitement mérite d’être questionnée avec la même énergie que celle réservée aux plus fragiles.
Faut-il rappeler que c’est le même comportement dans de nombreuses institutions de l’état. Que ce soit France TV, les élus locaux… Ce sont des milliards d’euros qui disparaissent chaque années des caisses.
Mais le plus fou c’est que ces ex PDG se gavent d’argent magique tout en détruisant EDF et imposant aux Français des tarifs exorbitants. Alors que l’on produit l’électricité la plus propre et la moins cher d’Europe on se retrouve avec des factures salées…
Rapport de la Cour des compte sur la gabegie des RH d'EDF





























