Le 9 juillet, trois sénateurs présentent un rapport censé protéger la démocratie française de la désinformation. 56 recommandations, 6 mois de travaux, une ambition affichée de combler un vide juridique. Puis Laurent Lafon lâche une expression qui va tout faire basculer : « ingérences intérieures ». Aussitôt, la classe politique s’enflamme, mais les médias veulent nous faire croire qu’il n’y a que l’extrême droite qui est mobilsiée. Le Figaro y débusque des intérêts croisés qui entourent le futur « observatoire », censé justement traquer les manipulations « intérieures ». Un véritable Big Brother qui a pour objet de limiter l’expression, censurer les citoyens en désaccord avec la Doxa du moment.
Premier nom qui pose question : Gérald Bronner. Le sociologue proche de macron a été entendu en avril par la commission sénatoriale, présenté comme expert indépendant sur la désinformation en ligne. Sauf qu’il siège également au conseil scientifique de la Fondation Descartes, l’organisme pressenti pour piloter l’observatoire. Or ce lien n’apparaît nulle part dans les 160 pages du rapport final. Une omission que beaucoup jugent difficile à croire purement accidentelle. Mais ne sombrons pas dans le complotisme qui risquerait de nous mettre dans le camps des ennemis de la République !
Ingérences intérieures et relations incestueuses entre la Fondation Descartes et l’Arcom
Deuxième zone grise, du côté institutionnel cette fois. Une administratrice de la Fondation Descartes siège aussi à l’Arcom, l’autorité que l’observatoire pourrait précisément saisir en cas d’alerte grave. Autrement dit, le futur surveillant et celui censé recevoir ses signalements partagent déjà du monde en commun. De quoi fragiliser sérieusement l’indépendance promise par les rapporteurs, avant même que le dispositif ne voie le jour. C’est d’un amateurisme assez confondant ; ils ne se cachent même pas !
Reste enfin la méthode elle-même, tout aussi opaque. Storyzy, l’entreprise privée sous-traitante, évalue la fiabilité des médias et des comptes en ligne pour le compte de la fondation. Elle refuse pourtant de communiquer sa « grille d’analyse ». Son dirigeant invoque la confidentialité de ses clients pour justifier ce silence. Résultat : personne ne sait aujourd’hui quels critères décideront, demain, qu’un site ou un compte mérite d’être signalé aux plateformes. Ils font ce qu’ils veulent en se basant sur des données bidons inventées et invérifiables ! Un véritable scandale !
Le rapport doit encore se transformer en proposition de loi à la rentrée, rien n’est donc scellé pour l’instant. Le calendrier, lui, presse sérieusement à l’approche de la présidentielle de 2027. Le flou persistant de la notion d’ingérences intérieures n’aide pas à rassurer les esprits critiques. Ajouté à ces liens non déclarés, il laisse une question ouverte : qui surveillera vraiment les surveillants de l’information ?
Cette menace de censure est réelle et d’autant plus inquiétante que l’état, la préfecture de police, les médias… ont déjà utilisé la censure et la justice pour intimider les citoyens, des universités et des partis politiques.






























