France Info a publié un papier alarmiste sur l’effondrement supposé des ventes de préservatifs en Chine. Pourtant, une analyse minutieuse révèle une accumulation impressionnante d’approximations, d’erreurs factuelles et de raccourcis trompeurs. C’est une française expatriée qui a posté une réponse en vidéo qui fait le buzz actuellement et démontre les nombreux mensonges de France info !
La chronologie impossible de France Info
Le premier mensonge concerne le lien de causalité. L’article laisse entendre que la baisse des ventes serait liée à une mesure récente du gouvernement chinois. Problème : en cinq ans, les ventes de préservatifs ont baissé d’environ 25 %, alors que la mesure sur la TVA ne date que du 1er janvier 2026. Impossible de faire le lien ; c’est mathématiquement absurde.
Pas une nouvelle taxe, juste la fin d’une exonération
La chaîne parle d’une « nouvelle taxe » sur les préservatifs. C’est faux. Il ne s’agit pas d’une taxe ciblée et punitive, mais simplement de la fin d’une exonération de TVA qui existait depuis trente ans. Les préservatifs sont désormais soumis à la TVA classique à 13 %, comme la majorité des produits. Présenter cela comme une mesure anti-natalité agressive relève de la mauvaise foi.
La limite des trois enfants n’existe pas
Autre erreur factuelle majeure : l’article évoque encore une limite de trois enfants par famille. Or cette limite a été supprimée depuis plusieurs années. Les familles chinoises peuvent aujourd’hui avoir autant d’enfants qu’elles le souhaitent sans sanction. Cette information totalement dépassée montre que le journaliste n’a pas pris la peine de vérifier ses sources. Fake news.
L’argument du sida complètement hors sujet
Le plus choquant reste l’utilisation du chiffre de 97 % de contaminations par voie sexuelle. France Info suggère que la baisse des ventes de préservatifs mettrait en danger la population face au sida. Sauf que dans un couple stable qui cherche à avoir un enfant, le risque de transmission du VIH ou d’autres MST est quasi nul. Utiliser cette statistique pour faire peur relève de la manipulation. Quel abruti coucherait avec sa femme à vie avec un préservatif ! Autant manger du plastique à chaque repas !
Passer la guerre en Iran sous silence
Autre omission volontaire : la hausse actuelle des prix des préservatifs s’explique largement par la guerre en Iran et les perturbations sur les matières premières comme le latex. Le principal fabricant mondial a même annoncé des augmentations de 20 à 30 %. Pourtant, France Info préfère attribuer cette hausse uniquement à la politique chinoise ! Mensonge.
La censure sur Douyin n’a pas eu lieu
Concernant les réseaux sociaux, l’article affirme que les publicités pour préservatifs ont été interdites sur Douyin, le TikTok chinois local. Une expatriée française a pourtant facilement trouvé de nombreuses publicités et vidéos promotionnelles sur la plateforme qu’elle a filmées en direct. Si les règles ont été durcies sur le live-streaming commercial, il n’y a pas eu d’interdiction totale des publicités. Faux !
Des moyens de contraception bien plus nombreux
Enfin, l’idée même que la natalité chinoise dépendrait du prix du préservatif est absurde. La pilule, le stérilet, l’implant contraceptif et de nombreux autres moyens existent… Faire croire que le sort de la démographie chinoise repose sur un bout de latex relève d’une grande naïveté ou d’une volonté de dramatiser à outrance. Stupide.
Quand le sensationnalisme prend le pas sur le journalisme
Cet article accumule les approximations, les erreurs factuelles et les raccourcis trompeurs. Entre un titre anxiogène, des liens de causalité impossibles et des faits mal vérifiés, France Info livre ici un exemple caricatural de journalisme sensationnaliste, de propagande grossière.
Au lieu d’informer avec rigueur, le média a préféré le clic et l’émotion et bien entendu une diabolisation de la Chine car c’est vrai que nous on est tellement plus forts, plus gentils… Cette accumulation d’erreurs pose une nouvelle fois la question de la fiabilité de certains contenus produits par les médias publics.
La réalité est plus nuancée
La natalité chinoise est effectivement en difficulté, le marché des préservatifs connaît une baisse structurelle, et les autorités chinoises tentent effectivement d’encourager les naissances. Mais déformer les faits pour créer un récit plus spectaculaire n’aide personne et ne fait que renforcer la défiance envers les médias traditionnels.
Ce n’est pas la première fois que cette chaîne publique se ridiculise avec des scandales de plus en plus nombreux : que ce soit le ton amical qu’elle utilise avec des ministres du gouvernement, le rappel à l’ordre de l’Arcom concernant Gaza… Cette nouvelle bourde mérite un signalement à l’Arcom.



























