Le 12 janvier dernier, un rapport très attendu sur la Désinformation dans le domaine de la santé atterrit sur le bureau de la très incompétente ministre de la Santé, S. Rist. Rédigé par trois figures contestées du monde médical, Mathieu Molimard, Dominique Costagliola et Hervé Maisonneuve, ce document devait servir de socle scientifique à la nouvelle stratégie nationale contre la désinformation en santé.
Neuf recommandations, 270 personnes auditionnées, 800 pages de comptes rendus : sur le papier, l’entreprise impressionne par son ampleur. Pourtant, quelques mois plus tard, deux chercheurs – Philippe Brouqui et Laurent Mucchielli – publient dans la revue Hegel une analyse qui vient ébranler cette légitimité affichée. Leur cible n’est pas la nécessité de lutter contre les fausses informations, mais les conditions dans lesquelles cette lutte a été construite.
Méthodologie du rapport anti désinformation
Ce qui frappe d’abord, c’est la méthode employée par Philippe Brouqui et Laurent Mucchielli. Plutôt que de contester le rapport uniquement sur le fond, ils décident d’examiner les liens financiers et institutionnels de ses trois auteurs. Selon leur enquête, Hervé Maisonneuve aurait entretenu des relations professionnelles anciennes avec le laboratoire Pfizer, entreprise dont l’historique judiciaire n’est plus à démontrer : 2,3 milliards de dollars d’amende en 2009 pour marketing illégal, sanction alors qualifiée de record dans le secteur de la santé américain.
Les deux chercheurs affirment également que ce lien n’apparaîtrait pas de façon complète dans les déclarations publiques d’intérêts de l’auteur concerné. Une omission qui, si elle était confirmée, poserait une vraie question de transparence, voire une volonté de cacher l’inavouable qui discréditerait la totalité du travail.
Au-delà des questions financières, c’est la composition même du panel consulté qui alimente la controverse. D’après l’analyse publiée, plus de la moitié des 269 personnes interrogées appartiendraient directement ou indirectement à des structures étatiques ! Les chercheurs vont plus loin encore en pointant une quasi-absence de voix critiques, notamment du côté des médecines non conventionnelles ou des associations de patients victimes d’effets indésirables. Cette homogénéité, disent-ils, aurait favorisé un consensus artificiel plutôt qu’un véritable débat contradictoire. Le rapport officiel, de son côté, revendique au contraire avoir cherché à « multiplier la diversité des points de vue » à travers cette vaste consultation.
Comique le rapport
Le point le plus original et assez drôle de l’étude reste sans aucun doute sa dernière étape. Brouqui et Mucchielli ont en effet retourné contre le rapport Molimard sa propre grille d’évaluation de la fiabilité de l’information, une belle prise de judo qui obtient un ippon. En appliquant ces critères au document lui-même, ils obtiennent un score de… 52/100, loin de l’exemplarité méthodologique qu’un texte de référence devrait incarner. Une démarche habile sur le plan rhétorique avec l’aide d’une intelligence artificielle pour coder les résultats de manière neutre.
Reste une question de fond, plus importante que les chiffres eux-mêmes. Un conflit d’intérêts financier invalide-t-il automatiquement les résultats d’une recherche scientifique, les recommandations qui en découleraient ! Oui, certainement oui et encore oui ! Ce n’est même pas une question de conflit d’intérêt ou pas de conflit d’intérêt, on ne demande pas l’avis de quiconque dans cette affaire puisqu’il s’agit de respecter la loi, tout simplement. La loi exige aux professionnels de santé de déclarer leurs conflits d’intérêts à chaque communication médiatique, ce qui n’est jamais fait (article L. 4113-13 du Code de la santé).
C’est d’autant plus grave que nous savons aujourd’hui à quel point l’entreprise Pfizer par exemple – et tant d’autres – est corrompue. Il suffit de lire son casier judiciaire extraordinairement fourni avec des amendes record ! Sans oublier le scandale des SMS détruits par Ursula von der Leyen (PfizerGate)…
Faut-il rappeler que plus de 50 % des articles scientifiques publiés dans le monde, dans les revues les plus prestigieuses, ne sont pas reproductibles ni répétable : de la pure Junk science corrompue par l’argent magique de Big Pharma. Ce sont les plus grands rédacteurs des revues scientifiques les plus prestigieuses qui ont multiplié les déclarations dans ce sens que ce soit Richard Horton du Lancet, Marcia Angell du NEJM, Kamran Abbasi du BMJ…
Ce rapport officiel, réalisé et dirigé par un professionnel de santé qui affirmait que les personnes vaccinées contre le covid-19 ne pouvaient plus transmettre la maladie ne peut avoir aucune valeur. Politiquement, ce rapport n’a pour objectif que de créer le fameux ministère de la Vérité, le garant de la Doxa qui servira à excommunier officiellement et légalement toute personne critique.





























