Maintenant que l’on sait que ce poison ne sert à rien contre le SARS-Cov-2, voire qu’il est dangereux vu ses effets secondaires graves, qui va rembourser la note ? Les politiciens si prompts à signer des gros chèques à Big Pharma vont-ils exiger un remboursement ? Pire encore, qui va s’occuper des dommages concernant les effets secondaires ?


L’OMS a retiré vendredi son conseil de prescription pour le médicament antiviral.

Trop tard pour les achats de stocks par l’Union européenne, mais pas pour les bénéfices de la multinationale Gilead. Multinationale qui a bien pris soin de cacher à ses clients les mauvais résultats du Remdesivir dans le traitement du ­Covid-19…

RÉCIT D’UN FIASCO SPÉCULATIF EXEMPLAIRE.

C’est une histoire édifiante qui, plus que toute autre sans doute, condense tous les maux actuels d’une lutte contre la pandémie totalement dictée par les impératifs de profits des multinationales. Elle est d’ailleurs au cœur de la démonstration que fait l’Afrique du Sud à l’Organisation mondiale du commerce.

Cette histoire, c’est celle du remdesivir. Un médicament que le laboratoire américain Gilead, célèbre pour sa politique de tarification extrêmement élevée sur des traitements contre l’hépatite C ou le VIH, et détenteur des brevets, a, le 23 mars, quelques jours avant la déclaration officielle de pandémie, réussi à faire inscrire par l’administration Trump sur la liste des médicaments orphelins – une gamme de produits censés servir dans le cas des maladies rares, où les prix explosent littéralement depuis une dizaine d’années. Et un traitement qui, après avoir suscité un espoir démesuré – largement sur la base, comme pour les vaccins de Pfizer-BioNTech ou Moderna, de communiqués de presse –, vient d’être retiré, faute de résultats probants dans les essais cliniques, des conseils de prescription par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Au moins 70 millions de dollars de fonds publics

« Rien ne prouve à ce jour que le remdesivir améliore, pour les patients hospitalisés, quelle que soit la gravité de leurs symptômes, les chances de survie et les autres résultats sanitaires », a écrit, vendredi dernier, une agence onusienne particulièrement catégorique. […]


Photo d’illustration : En juillet, les États-Unis se vantaient d’avoir chapardé presque tous les stocks de Remdesivir. L’Union européenne rattrapait son retard en octobre. © U. Perrey/AFP

23 novembre 2020