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Les armes humanitaires


Cette bataille d’Alep si l’on veut la comparer à une autre tout aussi décisive, ressemble à cet arrêt de l’offensive tsariste russe, venue au secours des troupes de la coalition franco anglaise en déroute sur le front occidental, en Allemagne orientale en 1914, quand le  rouleau compresseur formé d’une multitude se heurta au barrage humain et matériel de celui qui devait être chancelier du Reich de forme républicaine, le maréchal de campagne, Hindenburg, lequel, comme officier avait assisté à la fondation de l’Empire dans la Galerie des Glaces de Versailles en 1870 ! Comme dans le premier cas, ce fut une opération surprenante contre une armée supérieure en hommes, mais avec des frappes précises et une science de l’artillerie ; aujourd’hui, sur ce front syrien, l’alliance russe a su pareillement choisir des cibles qui désorganisent le mouvement ennemi, le fractionnent et le poussent à demeurer sur la défensive.

Alep est une ville que l’on dirait cosmopolite, avec des Arméniens, des Albanais etc. et une population anciennement chrétienne font nul ne parle ni en Occident ni malheureusement dans le Maghreb sabbataïste préférant jouer hypocritement la carte religieuse  pour ne pas permettre, si l’on peut filer la métaphore, à la carte nationale de l’emporter, comme c’est le rôle assigné à la F. M. ou en langage spécieux, la soi-disant fraternité musulmane née dans les loges anglaises de l’Égypte asservie. Une des têtes de la chrétienté alépine, Monseigneur Khazen, vient d’indiquer les vrais coupables de l’affamement de la population sur laquelle pleure avec des larmes de crocodiles les émissaires ou techniciens en service commandé de l’organisation ancienne de Bernard Kouchner, MSF, Médecins sans frontières, que le délégué syrien aux Nations Unies prétend être une branche des services français, à savoir otaniens, assujettis aux impératifs stratégiques US et consorts ! Le Figaro parisien reproduit ses propos « Le vicaire apostolique dénonce les attaques des rebelles basés à l’est de la ville, dont les tirs de mortiers s’écrasent régulièrement dans des zones où se trouvent des civils. « Ils nous ont coupé l’électricité depuis cinq mois. Nous n’avons plus d’eau non plus. Personne ne parle de cela en Occident… Nous avons des puits dans les églises et les mosquées, et le gouvernement en a aussi creusé, mais c’est la catastrophe. »

Monseigneur Khazen, poursuit le Figaro, place beaucoup d’espoir dans l’intervention russe, qu’il juge « providentielle ». Depuis février, Moscou pilonne l’est de la ville, tenu par les rebelles. «I ls poussent pour négocier un cessez-le-feu, et nous prions pour que cela aboutisse. »

À cette offensive russo-syrienne l’on essaie d’opposer l’arme humanitaire, en criant à la destruction des hôpitaux par des avions qui n’ont pas les mêmes couleurs de ceux qui brûlèrent Tokyo, Hambourg, Dresde, la Corée et le Vietnam, et des voix s’élèvent au sein du corps médical même pour réclamer un arbitrage qui pourrait très vraisemblablement aboutir, par une enquête indépendante, à cette conclusion que les armes qui ont frappé ces médecins et malades sont tirées par  ceux même ayant utilisé l’arme chimique en le mettant sur le compte de l’État légitime syrien, les Mercenaires !

Le combat patriotique syrien se termine, grâce à Dieu par une reconquête de sa souveraineté. Pour user de la formule française qui est sur le Times of London : honi soit qui mal y pense !