Il est question dans cette nouvelle loi de l’allongement des délais, de la suppression de la clause de conscience spécifique à l’IVG pour les médecins (sic) et de la possibilité pour les sages-femmes de pratiquer des IVG chirurgicales jusqu’à 10 semaines tout ceci en pleine crise sanitaire et chaos politique ! C’est bien entendu une grande priorité nationale !

En résumé, tout ce qui tue et assassine est facilité et remboursé et tout ce qui sauve et donne vie est empêché et détruit (lits d’hôpitaux, de réanimation…) !


 

La proposition de loi est soutenue par de nombreux élus de la majorité, même si Matignon est plus circonspect.

Quarante-cinq ans après la Loi Veil, les députés examineront, jeudi 8 octobre, une proposition de loi visant à renforcer le droit à l’avortement. Le texte, porté par la députée (ex-LRM, Val-de-Marne) Albane Gaillot, est inscrit à l’agenda de la niche parlementaire du groupe Ecologie démocratie solidarité, formé au printemps par des dissidents de la majorité.

La proposition de loi aborde plusieurs points encore aujourd’hui très sensibles, au sein du monde politique comme chez les professionnels de santé : l’allongement du délai légal permettant aux femmes d’avorter, la suppression de la clause de conscience des médecins spécifique à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) ainsi que l’ouverture aux sages-femmes de la possibilité de réaliser des IVG instrumentales jusqu’à dix semaines de grossesse.

Aujourd’hui, et ce, depuis la loi Aubry-Guigou de 2001, les femmes qui souhaitent avorter peuvent théoriquement le faire jusqu’à douze semaines de grossesse (soit quatorze semaines d’aménorrhée). Mais les inégalités territoriales d’accès à l’IVG et les refus de prises en charge tardives (au-delà de dix semaines) ont été pointés par plusieurs rapports au fil des ans, conduisant les militants des droits des femmes à plaider pour un allongement des délais.

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Photo d’illustration : La députée (ex-LRM, Val-de-Marne) Albane Gaillot, rapporteure de la proposition de loi visant à renforcer le droit à l’avortement, à l’Assemblée nationale, le 6 février 2019. CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

 et 

Le Monde

7 octobre 2020