Près de trois millions de Français prennent ce médicament pour la thyroïde. MIKAËL ANISSET

En réalité la situation est très simple. Alors que le laboratoire pharmaceutique qui fabrique ce médicament ne veut pas donner la recette utilisée pour la nouvelle formule ni expliquer pourquoi cette formule a été modifiée, il devenait urgent de réaliser une analyse chimique précise et complète de ce nouveau produit ainsi que du précédent médicament afin de déterminer leurs formules respectives et leur composition exacte dans le but de comprendre ce qui a changé et ce qui les différencie. C’est ce qui a été effectué par ce scientifique qui a été, pourtant, désavoué par sa hiérarchie du CNRS afin de protéger le laboratoire ! Comme toujours, dès que les intérêts des labos sont menacés, on nous explique que l’auteur de l’étude est un incompétent notoire et que son étude ne vaut rien du tout ! Pourtant ses diplômes sont validés par les universités françaises avec 20 ou 30 ans d’expérience et qu’absolument rien ne lui avait été reproché auparavant.

Nous sommes face au même scénario qui se répète et qui nous rappelle d’ailleurs le scandale du Mediator et de bien d’autres affaires graves, voire meurtrières, causées par les poisons de Big Pharma. Et il est encore une fois évident que la solution ne viendra pas des services de l’État censés pourtant protéger les populations, mais plutôt d’actions individuelles et de la prise de conscience des populations sur cette réalité.


Un an et demi après la mise sur le marché de la nouvelle formule du Levothyrox, prescrite aux malades de la thyroïde, un chercheur affirme avoir décelé des « impuretés » peut-être à l’origine des effets secondaires.

Le CNRS désapprouve ces résultats.

Un chercheur toulousain du CNRS pense avoir trouvé l’origine des effets indésirables de la nouvelle formule du Levothyrox vivement critiquée par de nombreux patients. Ce médicament, mis en vente en mars 2017, aurait provoqué nausées, vertiges, fatigue, perte de cheveux, voire même dépression… La liste des malades de la thyroïde est longue et des actions en justice sont en cours.

Sollicité par l’Association française des malades de la thyroïde, le chimiste Jean-Christophe Garrigues, ingénieur de recherche au CNRS, qui travaille au laboratoire des interactions moléculaires et réactivités chimiques et photochimiques de l’université Sabatier à Toulouse, affirme avoir décelé différentes « impuretés » et des changements d’excipients.

Identifier la nature des impuretés

Le chimiste explique au journal Le Monde : « Nous avons réalisé notre propre chromatogramme pour séparer tous les éléments à partir des lots qui nous avaient été fournis : quatre de la nouvelle formule, trois de l’ancienne formule avant son retrait en 2017 et un vendu actuellement. Nous avons constaté un pic important d’impuretés (des substances étrangères, NDLR) dans la nouvelle formule. » Jean-Christophe Garrigues ajoute devoir « continuer les recherches pour identifier la nature de ces impuretés et savoir si elles sont toxiques

Quant aux excipients, le chimiste explique que, dans la nouvelle formule, le lactose a été remplacé par du mannitol, un édulcorant « incompatible » selon lui « avec le principe actif du Levothyrox une fois le médicament absorbé ».

La conférence de presse annulée

Vendredi 5 octobre, une conférence de presse consacrée aux résultats des travaux de Jean-Christophe Garrigues devait se tenir à Toulouse. Elle a tout bonnement été annulée rapporte le site internet de La Dépêche. Le CNRS considère notamment que « les résultats annoncés par Jean-Christophe Garrigues n’ayant pas été validés par le processus d’évaluation par les pairs propre à la communauté scientifique, ils ne constituent pas en l’état actuel des faits scientifiques ».

En France, près […]


Midi Libre