C’est tout simplement magique. Alors que l’on nous explique qu’il faut faire très attention à l’exposition aux rayonnements ultraviolets du soleil qui ne doit pas excéder en été une très courte période tout en prenant soin de se badigeonner de produits toxiques censés faire écran – mais n’arrêtant absolument pas les rayonnements cancérigènes -, on autorise des entreprises à vendre des séances d’ultraviolets tout au long de l’année en assurant que ça n’a aucune répercussion sur la santé et ce pendant des décennies. N’importe quel enfant de 10 ans aurait pu arriver à ce même constat sauf qu’il a fallu aux autorités ultra compétentes et ultra diplômées plusieurs décennies pour comprendre enfin que la recrudescence des cancers de la peau, surtout chez les jeunes, a pour cause cette exposition longue et régulière aux ultraviolets !

Encore une fois, on ne peut que constater que l’État ne fait plus son travail de protection des populations malgré les milliards que l’on dépense à payer des hordes d’incompétents au comportement dangereux pour la santé publique.


Alors que les cabines de bronzage sont dans le viseur de l’agence de sécurité sanitaire, franceinfo se penche sur les ultra-violets.

Les rayons ultra-violets sont-ils tous dangereux ? Réponse : ça dépend, car il y a UV et UV. Au cœur de l’actualité, on a les cabines de bronzage. Là, les UV sont artificiels, utilisés à des fins esthétiques. Pour l’agence de sécurité sanitaire, ces cabines sont dangereuses. Si on a eu recours à un bronzage artificiel au moins une fois avant l’âge de 35 ans, on a 59% de risque en plus de développer un mélanome.

Photothérapie, luminothérapie… Quelle différence ?

À la base, les UV proviennent de l’ensoleillement naturel. Si on s’expose une vingtaine de minutes par jour cela permet à notre corps de synthétiser une quantité suffisante de vitamine D, celle qui fixe le calcium sur les os. La photothérapie, c’est carrément autre chose. Les dermatologues projettent des UV sur la peau des patients pour soigner des maladies comme le psoriasis, l’eczéma, le vitiligo ou encore l’acné. Par contre, il ne faut pas dépasser un seuil de 200 à 250 séances au cours d’une vie. Quant à la luminothérapie, c’est juste de la lumière pour traiter la dépression saisonnière ou les troubles du sommeil. Ici, pas d’UV.


avatarfranceinfo