Bien sûr que c’est une stratégie délibérée, ces forfaits sont répétés depuis des décennies par une hiérarchie de l’armée et des gouvernements qui les assument totalement. L’entité sioniste scélérate, cette mascarade qui veut se faire passer pour un état démocratique n’est rien d’autre qu’une bande organisée de criminels, auteurs d’un massacre en règle, cautionnée par un Occident coupable car complice de ces crimes, de par leur silence honteux. Si vous avez la mauvaise idée de critiquer ces carnages perpétrés quotidiennement par l’armée la plus pleutre du monde, vous serez traités d’antisémite !


Depuis six mois, des manifestations hebdomadaires à Gaza font des milliers de blessés, la plupart touchés aux jambes.

S’agit-il d’une stratégie délibérée de l’armée israélienne ? À Tel Aviv, « Envoyé spécial » a posé la question à Nadav Weiman, un ancien soldat qui s’élève aujourd’hui contre ces méthodes.

« Nous, nous ne tirions pas sur des manifestants non armés, explique cet ancien spécialiste en élimination de l’armée israélienne, ce n’était pas autorisé. Mais ces dernières semaines, ces derniers mois, l’armée a tiré sur des dizaines, des centaines de Palestiniens non armés, et certains ont été tués.»

Depuis six mois, selon Médecins sans frontières, 5 000 Palestiniens auraient été blessés par les balles de soldats israéliens lors des « marches du retour », ces manifestations hebdomadaires dans la bande de Gaza. La plupart ont été touchés aux jambes. S’agit-il d’une stratégie délibérée ? L’armée réfute tout abus. Mais en Israël, des voix s’élèvent contre ses méthodes. À Tel Aviv, « Envoyé spécial » a posé la question à Nadav Weiman, qui représente une organisation de 1 200 anciens soldats. Ancien sniper, il a eu à tirer sur des Palestiniens.

Des snipers postés à 60 ou 70 mètres

Le journaliste d’« Envoyé spécial » lui montre des images tournées près des barbelés posés devant la grille qui sépare Israël de la bande de Gaza. On y voit un homme visiblement désarmé s’affaisser au sol, touché par une balle à la jambe. « Depuis la butte, la ligne de tir est bien dégagée, commente-t-il. Un sniper, ça tire à 200, 300, 400, 500 mètres. Là, il tire à 60 ou 70 mètres. Ça veut dire que dans sa lunette, il peut choisir de tirer sur le genou, la cheville, le tibia… Il est tellement proche qu’il peut tirer où il veut. Ça veut dire aussi qu’il voit très clairement que cet homme n’a pas d’arme, que c’est juste un manifestant.»

« Le meneur de la manifestation, on peut lui tirer dessus, dans la jambe »

Mais l’ancien soldat va plus loin. « Dans nos règles d’engagement, il est dit que le meneur de la manifestation, on peut tirer dessus – dans la jambe. (…) Personne ne remet ça en cause, ce sont les instructions de l’armée.» Les soldats israéliens seraient formés pour tirer sur le leader d’une manifestation, même s’il ne porte pas d’arme ? « Oui », affirme Nadav Weiman.

« Ces gens qui manifestent côté Gaza ne sont pas une menace, poursuit-il. Vous pourriez les éloigner avec des balles en caoutchouc, plus de gaz lacrymogène… les forces israéliennes auraient bien d’autres possibilités.»

Extrait de « Gaza, une jeunesse blessée », un reportage à voir dans « Envoyé spécial » le 11 octobre 2018.


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