Après la vidéo-témoignage particulièrement accablante, postée hier sur notre site et dévoilant un nombre incalculable d’escroqueries commises au niveau de la Grande mosquée de Paris, voilà qu’une nouvelle ahurissante vient de tomber concernant l’imam le plus connu de Marseille, officiant depuis des années et de manière régulière et hebdomadaire sur radio Gazelle, la radio communautaire musulmane marseillaise. Cet imam a été par ailleurs le responsable de l’association de la Grande mosquée et donc de son fiasco,

Il apparaît ainsi que Monsieur Abderrahmane Ghoul vivait en France avec de faux papiers ou plus exactement, en ayant obtenu la naturalisation française de manière frauduleuse ! Il faut bien comprendre que ceci est quasiment impossible dans les faits, car il était surveillé de très près par les agents de la préfecture et on peut même le considérer comme ayant été lui-même un agent. Une telle situation n’a pu se produire qu’avec la complicité des autorités, autrement on pourrait dire qu’il y a un gros problème au niveau de la préfecture !

D’autant que le nombre de scandales que traînait Monsieur Abderrahmane Ghoul est assez ahurissant ne serait-ce qu’en ce qui concerne la disparition de sommes d’argent gigantesques de l’association de la Grande mosquée de Marseille, dont le projet est tombé à l’eau. Nous disposons par ailleurs de documents prouvant qu’il menait une vie pour le moins curieuse, à mille lieues de ce que l’on pouvait attendre d’un imam. On peut donc facilement conclure que ce monsieur présentait le profil type parfait pour les services de police qui adorent  manipuler les gens fragiles à cause justement de toutes ces casseroles.

Plus les casseroles sont nombreuses et bruyantes, plus l’imam se verra confier des responsabilités dans les associations, reçu comme représentant légitime par la mairie de Marseille, passant même à la télévision et animant une émission sur une chaîne radio locale importante ! C’est ainsi que fonctionne l’imamat français depuis des décennies.

Ce qui interpelle la raison dans cette affaire c’est que Monsieur Abderrahmane Ghoul aurait dû être jugé pour les torts qu’on lui impute. De plus, la loi est claire en pareil cas, la décision de déchéance de la nationalité française aurait dû être prise sur le fondement de l’article 27-2 du code civil, stipulant que le gouvernement peut, à l’issue d’une procédure contradictoire, prendre, sur avis conforme du Conseil d’État, un décret « rapportant » un précédent décret de naturalisation.

Or, dans le cas présent, cet imam a été purement et simplement expulsé comme un sans-papier, au mépris de la procédure contradictoire sus-visée, alors qu’il a régulièrement résidé en France pendant près d’une trentaine d’années. Doit-on comprendre qu’il a fait l’objet d’une mesure d’éloignement destinée à éviter un procès public en France, avec toutes les révélations qui auraient pu en découler, pour le moins scandaleuses et gênantes pour certains responsables locaux ?


Pour obtenir ses papiers français, le vice-président du Conseil régional du culte musulman aurait fourni des documents non-conformes. Il est rentré en Algérie. Par Nadia Tighidet

Ghoul, le vice-président du conseil régional du culte musulman. Ghoul, l’imam et président de la mosquée Tahara, rue de l’Académie (Marseille 1er) ; l’intervenant quotidien sur les ondes de Radio Gazelle, le président de l’association « la Mosquée de Marseille » ; Ghoul encore, qui souvent apparaît en bonne place dans les dîners amicaux, à la table de dignitaires religieux, aux côtés de politiques aussi, dans les inaugurations, les conférences sur la radicalisation…

Plusieurs sources concordantes nous l’ont confirmé hier : mardi matin, l’imam rentrait d’un voyage en Turquie lorsqu’à Marignane, les services compétents ont entrepris un contrôle poussé de ses papiers d’identité française. Renversante découverte : c’est à partir de documents non conformes qu’il les aurait obtenus. Ses papiers français retirés, Abderrahmane Ghoul aurait alors rejoint le pays dont il est citoyen de fait, l’Algérie.

Dès lors, tout espoir de retour en France ne saura être satisfait qu’à l’issue de la procédure qui incombe à tout citoyen algérien : l’obtention d’un visa… Abderrahmane Ghoul vivait en France depuis les années 90.

Le fiasco de la grande mosquée

Alors ce matin, la surprise sera grande, sans doute, à Marseille et dans la région, pour tous ceux qui ont croisé la route de cet homme repéré, surtout, au titre de président de « la Mosquée de Marseille ». C’est cette association qui aurait dû donner naissance à ce que des dizaines de milliers de musulmans espéraient depuis des décennies et qui allait enfin trouver une issue heureuse : la construction d’une grande mosquée sur le site des anciens abattoirs de Saint-Louis (15e). Rude désenchantement : faute de dons des pays musulmans, de paiement du loyer annuel, d’entretien des bâtiments et de permis caduc, la Ville de Marseille, propriétaire du terrain, a dû résilier fin 2016 le bail emphytéotique de 50 ans qu’elle avait accordé en 2007, pour ce projet à 22 millions d’euros…