L’israël se présente comme la seule démocratie du Moyen-Orient. Pourtant, les actes récents à Gaza fissurent cette image. Le pays interdit les visites du CICR aux prisonniers palestiniens depuis le 29 octobre 2025. Le ministre Katz justifie cela par des « menaces sécuritaires ». Qui peut croire de telles sottises ? Des milliers de détenus restent sans procès ni avocat. Des ONG documentent tortures, 29 morts et corps mutilés.
Par ailleurs, l’entité sioniste bloque l’aide alimentaire malgré le cessez-le-feu. Seulement 300 camions passent au lieu de 600 promis. La famine tue des milliers de civils, selon l’ONU. Human Rights Watch parle d’arme de guerre. En outre, la marine tire sur les pêcheurs gazaouis. 200 sont morts depuis janvier 2025. 94 % des chalutiers ont été détruits. L’ONU recense 28 attaques en cinq mois.
La démocratie existe… que pour les Juifs israéliens. Les Palestiniens sous occupation n’ont ni vote ni droits égaux. La CPI a émis des mandats contre Netanyahu pour crimes de guerre. Pourtant, les alliés occidentaux répètent le même mantra, le même mensonge : « la seule démocratie ».
Palestine occupée (QNN) – Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s’est vu interdire par Israël de rendre visite à des milliers de prisonniers palestiniens en raison d’informations faisant état de graves actes de torture et de mauvais traitements.
Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a déclaré mercredi avoir signé un décret interdisant aux représentants de la Croix-Rouge de rendre visite aux prisonniers palestiniens, affirmant une évaluation de l’agence de sécurité intérieure Shin Bet selon laquelle ces visites pourraient constituer une menace pour la sécurité.
“Les renseignements qui m’ont été présentés ne laissent aucun doute sur le fait que les visites de la Croix-Rouge aux terroristes emprisonnés nuiraient gravement à la sécurité d’Israël”, a déclaré Katz dans un communiqué, qui n’a fourni aucun détail spécifique sur la menace.
“La sécurité de l’État et de ses citoyens passe avant tout.”
Le ministère de la Défense a déclaré que l’ordonnance s’applique à tous les détenus définis comme “combattants illégaux”, ont rapporté les médias israéliens.
La Société des prisonniers palestiniens (PPS) a critiqué cette décision, la qualifiant de couverture supplémentaire pour les crimes en cours dans les installations israéliennes.
Dans un communiqué publié par le groupe de défense, la décision a été annoncée quelques heures avant une session de la Cour suprême sur une requête visant à reprendre les visites du CICR, qui avaient été reportées à plusieurs reprises depuis le début de la guerre à Gaza en octobre 2023.
Elle a ajouté que la décision est également intervenue juste après les approbations préliminaires des commissions de la Knesset qui autoriseraient l’exécution de prisonniers et la création de tribunaux spéciaux dépourvus de toute garantie judiciaire pour juger les prisonniers de la bande de Gaza.
La Société des prisonniers palestiniens a exigé que le CICR reprenne ses visites aux prisonniers et a appelé l’organisation à adopter une position claire contre la décision d’Israël de bloquer ces visites.
Le Hamas a critiqué cette décision, affirmant qu’elle violait les droits des prisonniers palestiniens détenus par Israël et “s’ajoute à une série de violations systématiques et criminelles auxquelles ils sont soumis, notamment des meurtres, des actes de torture, la famine, la négligence médicale et la rétention d’informations”.
Le Hamas a appelé la communauté internationale et les groupes de défense des droits de l’homme à intervenir pour mettre fin aux “mesures brutales d’Israël contre les prisonniers palestiniens dans les prisons”.
“Nous les exhortons à travailler avec diligence pour leur libération, à dénoncer les pratiques brutales de l’occupation et à tenir ses dirigeants responsables de leurs crimes contre l’humanité sans précédent”, indique le communiqué.
Qu’est-ce que le “combattant illégal” ?
Les forces d’occupation israéliennes ont enlevé plus de 2 000 Gazaouis connus au cours du génocide en cours, un nombre probablement encore plus élevé, et les maintiennent en détention indéfinie au secret, sans inculpation ni procès, en vertu de la loi sur les combattants illégaux, en violation flagrante du droit international.
Il y a environ 2 454 détenus classés comme “combattants illégaux”, le nombre le plus élevé enregistré depuis le début du génocide, ont indiqué des groupes de défense des prisonniers.
Selon Amnesty International, citant d’anciens détenus, lors de leur détention au secret, qui équivalait dans certains cas à une disparition forcée, les forces militaires, de renseignement et de police israéliennes les ont soumis à la torture et à d’autres traitements cruels, inhumains ou dégradants…



























