L’« IGO Anti-Boycott Act », est un projet de loi qui sera voté à la Chambre des représentants des États-Unis le 5 mai 2025. Il modifie l’Anti-Boycott Act de 2018 pour inclure les organisations gouvernementales internationales (OGI), comme l’ONU ou l’UE, interdisant aux personnes américaines de participer à des boycotts d’alliés des États-Unis, comme l’israël, promus par ces OGI. Les actions interdites incluent le refus de faire affaire avec des entreprises de pays boycottés ou de fournir des informations sur ses relations commerciales. Le projet exige un rapport présidentiel annuel listant les pays et OGI imposant des boycotts.
Les partisans sionistes estiment qu’il protège les intérêts américains et combat l’antisémitisme, tandis que les critiques dénoncent une violation des droits du Première Amendement, s’appuyant sur NAACP v. Claiborne Hardware Co. (1982). Les sanctions incluent des amendes jusqu’à 300 000 $ ou 1 million $ et jusqu’à 20 ans de prison. Les amendes très lourdes et la peine de prison de 20 ans montrent à quel point le boycott les terrorise.
Cette loi révèle une application sélective de la « liberté d’expression », priorisant certains intérêts géopolitiques ou commerciaux. On a rarement vu des comportements aussi hypocrites et aussi contradictoires ! On se souvient de Donald Trump et d’Elon Musk qui avaient multiplié les attaques contre les Démocrates qui selon eux ne respectaient pas le 1er amendement et la liberté d’expression. Dès qu’ils sont arrivés au pouvoir, ils pratiquent aujourd’hui la même politique afin de faire taire leurs adversaires.
Voter une telle loi aujourd’hui, en plein génocide à Gaza, ne fait qu’aggraver la complicité de Washington dans ces nombreux crimes de guerre.





























