Il est clair qu’une maladie ayant un remède n’a aucune raison d’être combattue avec de la vaccination, c’est une faute médicale grave d’autant que les vaccins en cours sont expérimentaux. Rappelons que Madagascar et ses 26 millions d’habitants s’en sortent avec 351 décès à ce jour et n’ont de leçon à recevoir de personne, peut-être peuvent-ils même en donner…


Même s’il ne se dit pas contre les vaccins, Andry Rajoelina pense que ceux-ci ont trop d’effets secondaires.

Alors que la course à l’obtention des doses des vaccins contre le Covid-19 bat son plein entre la plupart des pays du monde, Madagascar se distingue par sa volonté d’en être tenu à l’écart. Plutôt que la vaccination, le président du pays Andry Rajoelina a redit samedi soir préférer son remède à base de plantes pour lutter contre la pandémie de coronavirus dans l’île de l’Océan Indien.

« Personnellement je ne suis pas encore vacciné et je n’ai pas l’intention de me vacciner », a-t-il déclaré lors d’une adresse télévisée. C’est le Covid Organics, connu sous l’abréviation CVO, cette tisane « miracle » à base d’artemisia qui est désormais également produite sous forme de gélule, « qui va me protéger et protéger ma famille », a-t-il affirmé.

Le président n’est « pas contre le vaccin »

Andry Rajoelina a cependant assuré ne pas être absolument opposé à la vaccination : « Moi et l’État malgache ne sommes pas contre le vaccin ». Madagascar se trouve dans « une phase d’observation du vaccin, mais il y a trop d’effets secondaires » pour l’instant, a-t-il estimé, sans détailler lesquels. Amnesty International a critiqué cette position dans la journée en dénonçant une atteinte aux droits des Malgaches de bénéficier des meilleurs soins possibles. Pour l’ONG, « aucun élément ne permet de penser » que le CVO « est efficace dans la prévention des infections au Covid-19 »…


Photo d’illustration : Distribution de la tisane CVO, à Antananarivo, le 23 avril 2020. — Alexander Joe / AP

20 Minutes avec AFP

21 mars 2021