Totalement dépassé, trop dépassé et à jamais dépassé. Cet article 102 aurait dû être utilisé au 4e mandat juste après l’AVC ! Gaïd Salah venait de rencontrer Bouteflika à son retour de Genève et il n’avait rien trouvé d’anormal il y a à peine quelques jours, comment ose-t-il affirmer l’inverse aujourd’hui sans rougir ?! De plus, pourquoi fait-il semblant de ne pas comprendre qu’il est inclus dans le « Dégage » que le peuple crie de toutes ses forces. L’armée doit rester aux frontières et ne pas s’occuper de politique, ce n’est ni son rôle ni dans son domaine de compétences !


L’avocat et militant des droits de l’Homme, Mustapha Bouchachi, a réagi à l’appel du Chef d’État-Major, Gaïd Salah d’activer l’article 102 de la Constitution.

L’avocat estime, dans une déclaration au HuffPost Algérie que l’application de l’article 102 « est dépassée par les événements », affirmant que « les Algériens n’accepteront pas cette solution. »

Pour M. Bouchachi, « cela signifie que l’un des symboles de ce pouvoir, qui a géré le pays pendant les 20 dernières années, à savoir le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, va gérer cette période de transition ».

L’avocat et ancien député a rappelé que « les Algériens sont sortis, non seulement pour exiger le départ du président Bouteflika » et dire « Partez, nous désirons une période de transition, menée par des hommes et des femmes, qui n’ont pas participé à la gestion du pays durant les 20 dernières année ».

M. Bouchachi pense que « les Algériens n’accepteront pas qu’un gouvernement, où des symboles de ce système, gèrent la période de transition », indiquant qu’« il faut qu’ils partent et avoir un gouvernement d’union nationale chargé de mener la période de transition ».


Ouramdane Mehenni

Algérie Eco