Ce tweet de Florence Bergeaud-Blackler soulève plusieurs problèmes importants dont le premier est celui du pouvoir de sonder les cœurs :
Sur le fond de son affirmation :
Elle a techniquement raison sur un point : prêter serment sur un texte religieux a une dimension symbolique et juridique spécifique dans certains contextes (comme aux États-Unis). Mais sa formulation « nous ne le comprenons pas encore » est problématique car elle suggère une incompréhension collective alors que :
- De nombreux élus américains ont déjà prêté serment sur d’autres textes (Coran, Torah, Constitution),
- Le serment sur le Coran n’est pas nouveau aux États-Unis (Keith Ellison l’a fait en 2007, Rashida Tlaib en 2019),
- La signification symbolique est claire : affirmer sa foi tout en s’engageant à respecter les lois américaines.
Les problèmes de cette déclaration :
- Le ton alarmiste : le « mais nous ne le comprenons pas encore » suggère un danger ou une menace qui nécessiterait une vigilance particulière, un genre de 5e colonne, de takia…
- Le deux poids, deux mesures : pourquoi le serment sur le Coran poserait-il plus de questions que sur la Bible ? Cela révèle un biais évident, une hypocrise flagrante.
- Le contexte : venant d’une chercheuse connue pour ses positions sur le « frérisme », ce type de commentaire alimente une méfiance spécifique envers les symboles islamiques.
- L’imprécision scientifique : un chercheur devrait analyser factuellement plutôt que suggérer une inquiétude vague. Ce qui n’est pas étonnant de la part d’une pseudo spécialiste de l’islam qui ne parle même pas l’arabe !
Ce tweet illustre bien les critiques adressées à ses travaux : une approche qui semble partir d’une suspicion a priori plutôt que d’une analyse neutre.



























