Encore une fois, voici la preuve que le modèle américain est un modèle perdant, un modèle autodestructeur qui porte en lui sa propre mort. Ce suicide gigantesque à l’échelle du continent est dû non seulement au mode de vie, mais également aux innombrables crimes de guerre commis par la Maison-Blanche dans le monde entier. Ce pays qui semble vouloir exporter son mode de vie à la planète entière compte un nombre de suicides effarant ainsi qu’une utilisation jamais égalée dans l’histoire de l’humanité, de drogues diverses. Il faut ajouter à cela que c’est l’industrie pharmaceutique qui va fournir la population en drogue encore plus puissante que l’héroïne, comme le fentanyl ! Tout ceci bien sûr sous l’œil complice d’un gouvernement corrompu par Big Pharma.

Les ennemis des USA et de leur politique étrangère criminelle n’ont plus besoin de s’inquiéter, ils n’ont même plus besoin de les combattre, le temps s’en charge.


L’espérance de vie a continué à baisser aux États-Unis en 2017 par rapport à 2014.

Une dégradation historique due essentiellement aux overdoses d’opiacés et à l’augmentation des suicides, selon des statistiques de santé publiées jeudi.

C’est une première depuis la grande épidémie de grippe de 1918. Aux États-Unis, l’espérance de vie a continué à baisser en 2017 par rapport à 2014, selon des statistiques de santé publiées jeudi 29 novembre. Cette dégradation s’explique principalement par la crise des overdoses qui frappe le pays ainsi que par l’augmentation du nombre de suicides.

« Ces statistiques nous alertent et montrent que nous perdons trop d’Américains, trop souvent, pour des causes évitables », a déclaré le directeur des Centres de contrôle et de prévention des maladies, Robert Redfield.

L’espérance de vie à la naissance était en 2017 de 76,1 ans pour les hommes et de 81,1 ans pour les femmes. La moyenne pour la population était de 78,6 ans, contre 78,9 en 2014. C’est trois ans et demi de moins qu’au Canada, un pays également touché par les overdoses.

Le fléau des overdoses de drogues a commencé au début des années 2000, son intensité s’accélérant depuis quatre ans. En 2017, environ 70 000 Américains sont morts d’overdoses de drogues, 10 % de plus qu’en 2016.

« L’espérance de vie devrait augmenter, pas diminuer »

Robert Anderson, le chef des statistiques de la mortalité au Centre national des statistiques de santé, compare le phénomène, en nombre de morts, au pic de l’épidémie de VIH, à une différence près : celle-ci avait rapidement décliné. Le statisticien espère que les overdoses suivront le même chemin. « Nous sommes un pays développé, l’espérance de vie devrait augmenter, pas diminuer », dit-il.

Parmi les 35 pays de l’OCDE, seule l’Islande a récemment vu l’espérance de vie baisser sur trois ans, selon des chiffres couvrant jusqu’à 2016. Ailleurs, elle a augmenté ou stagné.

Les suicides ont également augmenté en 2017 aux États-Unis, atteignant 47 000 décès. Depuis 1999, le taux de suicide a progressé de 33 %.

Opiacés

Il y a deux catégories d’overdoses : d’une part les drogues non-opiacées, comme la cocaïne, la méthamphétamine et les autres psychostimulants dont la MDMA. L’augmentation est largement due à la seconde catégorie : les opiacés. Cela inclut l’héroïne, la morphine et les opiacés dits semi-synthétiques comme l’oxycodone, un antidouleur sur ordonnance mais détourné sur le marché noir, avec l’aide de médecins complices et de laboratoires qui prétendent ignorer le problème. Un phénomène qui devient souvent la porte d’entrée vers l’addiction.

Dernièrement, la majorité des morts sont venus d’une nouvelle génération : les opiacés synthétiques, comme le fentanyl, des dizaines de fois plus puissant que l’héroïne, où une erreur de dosage peut être fatale. Le chanteur Prince en est mort.

Le taux de morts par opiacés synthétiques avait doublé de 2015 à 2016. L’an dernier, il n’a augmenté « que » de 45 %. C’est la relative note d’espoir contenue dans les chiffres de 2017 : le nombre d’overdoses continue de croître, mais à une allure moins soutenue. Des données préliminaires pour 2018 semblent même indiquer que la crise aurait atteint son pic au début de l’année.


France 24 / AFP