Entendez-vous dans les campagnes mugir ces féroces abstentionnistes qui viennent jusque dans vos bras déclasser vos sénateurs et vos députés… ? Entendez-vous dans nos sillons s’écrouler le ««« système démocratique »»» ?… Vous n’osez y croire, vous le niez, vous croyez rêver. Mais non, ce n’est pas un film hollywoodien qui finit mal. Le jour de gloire est bien arrivé où la lumière du bon sens brûle tous les théâtres d’ombres dans lesquels moisissaient les enfants de la patrie, déchirant l’étendard sanglant levé à tous les simulacres démocratiques et refermant le gouffre méphitique des artifices humanistes et philanthropiques. Malgré leurs hurlements insoutenables, les rapports de forces paroxystiques du mensonge usuraire s’effondrent inexorablement au contact de la douce vérité, vérité chérie, comme un bloc de sel sous l’eau brûlante. L’univers abject de toutes les violences est disloqué par la grâce de l’abstention. Car l’abstention est une grâce, la plus pure des grâces, la pudeur de la vertu, la religion silencieuse et invisible des honnêtes gens qui méprisent les honneurs et chérissent l’accomplissement de la vertu.

Entendez-vous la chute libre de la fraude libre universelle des maîtres de nos destinées ?… La cruauté acharnée de l’accaparement aveugle s’est blessée mortellement. Les forces abstenues sont les plus fortes pour infliger la gifle destructrice à la grande machination grimaçante de l’amour sacrée de la patrie maçonnique, de plus en plus horriblement grimaçante. L’élegie abstentionnelle est la dernière liberté tout à fait intentionnelle des peuples pour échapper aux griffes avides et acérées de la (((démocratie))). L’antique et merveilleuse sagesse grecque nous recommandait de nous abstenir du chaos. L’abstention est exactement ce qui nous différencie des animaux, avez-vous déjà vu un rhinocéros s’abstenir… L’abstention est un privilège humain, le plus noble des privilèges, le plus précieux apanage qui fonde notre humanité. Seule l’abstention anéantit le mirage, le simulacre spectaculaire des promesses assassines. Le mystère de l’abstention est ce saint retrait qui soutient, conduit nos bras vengeurs pour démasquer les traîtres et jeter l’opprobre à tous les partis. Leurs projets régicide, parricide, matricide et infanticide vont enfin recevoir leur prix.

Entendez-vous le jeûne moral de la colère abstenue assécher le déferlement abominable du marécage du crime, où grouillent les journalistes et où flottent vos bulletins de vote ?… Le silence de l’abstention est comme un pieu planté dans le vacarme de l’aliénation bigarrée, un souffle puissant et silencieux qui déchire les oripeaux de la tyrannie chamarrée, le seul vent de liberté, liberté chérie qui renverse les idoles monumentales de nos faiblesses. L’abstention, c’est le moteur Immobile d’Aristote enfin retrouvé, le moteur infaillible de la révolution logique qui anéantit la puissance magique de l’absurde et millénaire haine érigée en science, et écrase le maelström ostentatoire de toutes les trahisons qui entraîne l’humanité dans le gouffre sans retour de toutes les folies humaines, l’abstention est le seul pouvoir qui nous reste pour arrêter les mains d’une armée de bourreaux qui avant de nous envoyer à la mort nous déclarent solennellement : « c’est pour votre bien ».

Entendez-vous enfin ce torrent de colère abstenue qui n’a pas peur de la vacance du pouvoir, affolant les éditorialistes engraissés formés en bataillon, ce volcan de rage abstenue qui ne s’inquiète pas de savoir qui calculera l’impôt qui les ruinera jusqu’à la mort, ou de savoir qui ne protègera pas les frontières contre la folie migratoire, ou qui ne protégera pas la vie des citoyens contre les meurtrières agressions de rues pour garantir le (((vivre-ensemble))) – et surtout le mourir-ensemble sous les roues d’un camion, ou qui n’interviendra pas lors de cambriolages, ou quelles phalanges mercenaires étatique éborgnera nos pacifistes, ou de savoir QUI ruinera l’hôpital, la justice et l’école, ou QUI mais QUI contrôlera leur vie privée et leur santé et les enverra en taule ou en asile psychiatrique s’ils contestent ce contrôle, ou de savoir encore QUI mais vraiment QUI vendra le pays à la finance internationale et sacrifiera leurs enfants aux plus offrants… ? Non, vous ne l’entendez pas ? Car cette souveraineté abstenue du peuple n’en est qu’au début de son accomplissement, qu’au début de l’anéantissement de l’ultime agitation du règne de l’ignominie déguisée en bienfait, qu’au début de l’annihilation de l’euphorie malsaine du pouvoir qui transforme immanquablement l’harmonie générale des responsabilités en sordide chaos de libertés où la loi allant au plus barbare devient vil despote. La souveraine abstention placée sur le trône nous donnera un roi juste. Contre nous de la tyrannie des loges, l’étendard de l’abstention est levée. Français, en guerriers magnanimes, retenons nos coups ! Abstenons-nous.


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