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Pédocriminalité : un réseau de pédophiles français démantelé à Madagascar
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Pédocriminalité : un réseau de pédophiles français démantelé à Madagascar 

Curieux ! C’est un article complotiste que Libération nous pond ici ! Du coup ça existe les « réseaux » pédocriminels organisés mais curieusement jamais en France !


Seize ressortissants étrangers, la plupart de nationalité française, sont recherchés par la police de Tuléar, dans le sud-ouest du pays.

Ils sont soupçonnés d’avoir abusé de filles de 8 à 14 ans.

Derrière les baobabs majestueux et sous le sable doré des plages du village de Mangily à Madagascar, ou dans le centre-ville encombré de Tuléar, 20 km plus au sud, sévissent des sexagénaires pervers. Plusieurs sont des retraités venus s’installer dans l’ancien protectorat français, où une partie de la population parle encore la langue de Voltaire. Certains se marient avec des Malgaches de trente ans plus jeunes et « vivent comme des rois » avec 1 000 euros de retraite dans ce pays parmi les plus pauvres au monde.

Une partie d’entre eux traque les très jeunes filles, « de préférence vierges », pour les déflorer. Ravaka (1) en a fait la triste expérience. La fillette de 10 ans mendiait dans la rue avec deux copines lorsqu’un vazaha (« un blanc ») leur a donné des biscuits et promis de l’argent si elles le suivaient dans un hôtel. « À minuit, il est revenu de boîte de nuit et nous a forcées les unes après les autres. J’avais mal, je gémissais, il m’a donné de la pommade », raconte Ravaka, le regard éteint. Le prédateur leur a donné l’équivalent de 7 euros. Elle vivait dans la rue, abandonnée par ses parents, elle n’a eu d’autre choix que de recommencer : « À chaque fois, avec des vazahas, pour m’acheter à manger et des sandales. »

« Des blocages » à tous les niveaux institutionnels

Madagascar est un spot international de tourisme sexuel, fréquenté par des Français, dont des Réunionnais (à une heure et demie de vol), et des Européens. Depuis la pandémie de Covid, la pauvreté s’est encore accentuée dans le sud de la Grande Île et la prostitution enfantine a explosé. Des associations humanitaires, lassées de constater « des blocages » à tous les niveaux institutionnels, ont décidé d’unir leurs efforts au sein d’une plateforme civile de protection de l’enfance, créée en mai. « Depuis, nous avons reçu les témoignages de 237 cas », comptabilise Haingo Randrianasolo, présidente de la plateforme et salariée de l’ONG Bel Avenir, très impliquée dans ce combat et qui scolarise, héberge ou nourrit près de 5 000 enfants par an.

Nivo (1), une ancienne prostituée dont les trois sœurs et la mère sont décédées, a été recrutée pour dépister les pédocriminels et aider à les surprendre en flagrant délit. « Je sors le soir et la nuit, je connais tous les coins. Je me cache, je regarde les hommes discuter avec les filles et quand ils montent dans la chambre, j’appelle la direction », raconte timidement Nivo qui a commencé à vendre son corps à l’âge de 12 ans.

(1) Les prénoms ont été modifiés.

Photo d’illustration : Des retraités venus s’installer dans l’ancien protectorat français profitent de la misère locale pour exploiter sexuellement des enfants. A Madagascar, en août 2019.Photo José Nicolas. Hemis. AFP

Laurent Decloitre, correspondant à la Réunion

Libération

26 novembre 2020

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