C’est pourtant simple à comprendre et relève de la logique mais surtout de l’éducation : on n’insulte pas et on ne manque pas de respect aux autres surtout lorsqu’il s’agit de leurs croyances les plus sacrées. On imagine que les sayanim vont crier au complot accusant la CEDH de takia et d’infiltration par les islamistes…


La Cour Européenne des Droits de l’Homme a ainsi confirmé la condamnation de la justice autrichienne pour les propos de l’un de ses citoyens.

La Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) a statué que l’atteinte au Prophète Mohammed ne peut entrer dans le cadre de la liberté d’expression.

La décision de la cour vient au sujet d’une affaire concernant un citoyen autrichien.

L’homme avait en 2009 tenu des propos portant atteinte au Prophète des Musulmans. Il avait été condamné par la justice de son pays.

Saisie dans ce dossier, la CEDH a donné raison à la justice autrichienne.

Dans une décision écrite publiée jeudi, la Cour européenne a statué que des propos portant atteinte au Prophète Mohammed ne peuvent être inscrits dans l’article 10 de la Convention des Droits de l’Homme, et ne peuvent donc entrer dans le cadre de la liberté d’expression.

La Cour a également indiqué que d’autres « attaques de ce type », tendent à renforcer les préjugés, et donc à mettre en péril la liberté religieuse en Autriche.

Le verdict a été pris à l’unanimité, indique la CEDH.

Le citoyen autrichien au cœur de l’affaire avait été poursuivi par la justice de son pays pour des propos tenus lors d’une conférence en 2009. Ses propos lui ont valu une amende de 480 euros.

Contestant cette peine, l’homme avait saisi la CEDH après avoir usé tous les recours en Autriche.


Aşkın Kıyağan,Ömer Aydın,Tuncay Çakmak
25.10.2018