Bruno Le Roux comparaît au tribunal de Paris les 12 et 13 novembre 2025. L’ancien ministre socialiste affronte des accusations de détournement de fonds publics. Il affirme sa confiance totale dans l’enquête.
L’émission Quotidien a diffusé les faits le 20 mars 2017. Bruno Le Roux embauche ses filles comme collaboratrices parlementaires. Elles totalisent 24 contrats de 2009 à 2016. L’aînée débute à 15 ans pour 1 300 euros mensuels. Les salaires grimpent jusqu’à 3 300 euros. Pourtant, aucune trace ne prouve leur activité réelle. Le tribunal relève des absences répétées. Stages en Belgique, vacances en Espagne ou jobs chez Leroy Merlin coïncident avec leurs contrats.
Bruno Le Roux insiste sur le télétravail avant l’heure (sic), il n’a honte de rien. Ses filles archivent les documents et trient les courriers depuis leur chambre. Le président s’interroge : une lycéenne rédige-t-elle des amendements ? Aucun mail ou SMS ne corrobore ces tâches. De surcroît, l’ex-ministre utilise 36 000 euros d’IRFM à des fins personnelles. Il paie cardiologue, lunettes et vêtements féminins. Des retraits en espèces de 700 euros le jour de Noël soulèvent des doutes. Il évoque des sandwichs pour les militants.
Le procureur fustige une dissimulation délibérée. Il requiert deux ans de prison avec sursis probatoire. 40 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité s’ajoutent. Cette affaire ravive les scandales de probité sous Hollande. Bruno Le Roux risque une condamnation sévère malgré ses justifications.
Verdict le 19 février 2026.
« Je suis confiant », lâche d’emblée Bruno Le Roux, sûr que « les éléments apportés dans l’enquête » ont déjà démontré l’absence de sa culpabilité. L’ancien ministre socialiste, resté silencieux depuis huit ans, était jugé par le tribunal de Paris mercredi 12 et jeudi 13 novembre pour détournement de fonds publics. Mais avec lui, c’est un ancien monde qui ressurgit.
Celui d’un élu aux trente ans de carrière politique, devenu maire, député socialiste de Seine-Saint-Denis puis ministre de l’intérieur sous François Hollande. Et celui d’une époque où les ministres démissionnaient lorsqu’ils étaient mis en cause pour des atteintes à la probité…































