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Nîmes, l’avocate Khadija Aoudia subit une violente vague de haine en ligne. Cette attaque fait suite à sa plainte contre Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur, déposée le 8 août 2025. En effet, elle représente une association nîmoise accusant le ministre de provocation à la haine. La plainte, déposée auprès de la Cour de Justice de la République, dénonce des propos jugés discriminatoires. Par ailleurs, Me Aoudia, bâtonnière de Nîmes, est ciblée par des insultes racistes et sexistes sur les réseaux sociaux. Le barreau de Nîmes fait bloc pour la soutenir face à ces violences, ses confrères condamnent fermement ces attaques et appellent à la solidarité. Cependant, Aoudia reste déterminée à défendre les droits humains et les libertés. Elle envisage de porter l’affaire devant des instances européennes si nécessaire.
Cette affaire montre et démontre que certains identitaires abrutis sont profondément racistes car même quand le maghrébin a réussi sa vie, qu’il est avocat, bâtonnier de sa région, qu’il est tout à fait exemplaire et qu’il paye beaucoup d’impôts, il n’est pas apprécié non plus !
Une association nîmoise porte plainte pour provocation à la haine et à la discrimination contre Bruno Retailleau
Une plainte pour provocation à la haine et à la discrimination à l’encontre de Bruno Retailleau, le ministre de l’Intérieur, est déposée ce vendredi devant la Cour de justice de la République par Me Khadija Aoudia, avocate au barreau de Nîmes.
« Quand on rejette par la peur, on finit par développer de la haine. » Me Khadija Aoudia est avocate au barreau de Nîmes. Elle vient de déposer ce vendredi une plainte pour provocation à la haine et à la discrimination contre le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, devant la Cour de justice de la République. Elle intervient au nom d’une association nîmoise qui travaille dans les quartiers prioritaires, association dont elle a souhaité garder l’anonymat. Cette association se trouve selon elle, de plus en plus confrontée au racisme. « A un instant T, une association qui partage la misère de ceux qu’elle défend se dit : on ne peut pas rester comme ça. La seule manière d’éviter le débordement vers la violence, c’est le droit. Le droit protège, sanctionne égalitairement sans aucune distinction. C’est par l’application rigoureuse du droit que l’on peut créer une société pacifiée.**** » Elle ne l’est pas, selon elle, se réfèrant aux propos tenus par le ministre de l’Intérieur depuis son arrivée au gouvernement. Ils sont compilés dans la plainte de 30 pages qu’elle vient de déposer. « Des propos discriminants à l’encontre notamment des Français de confession musulmane et qui ne sont pas dignes d’un ministre, gardien du respect de la Constitution. »
Les actes anti-musulmans en forte augmentation
« Ce qui unit une Nation, c’est ce qui est inscrit dans notre Constitution. C’est de partager ces valeurs d’altruisme, d’égalité, de liberté, de fraternité. Ce n’est pas le type ou l’appartenance religieuse qui font notre Nation. C’est ce qui est écrit dans l’article 1er. Aucune discrimation ni en fonction de la race, ni en fonction de la religion. On ne construit pas une Nation autour d’un idéal civilisationnel judéo-chrétien. » Abdallah Zekri est le vice-président nîmois du Conseil français du culte musulman (CFCM). Il soutient cette plainte, constatant que le nombre d’actes anti-musulmans a fortement augmenté depuis le début de l’année. 145 cas recensés. 173 pour toute l’année 2024. » Je me sens blessé et concerné quand j’entends que nous, Français d’origine algérienne, nous sommes les ennemis de la France, alors que c’est un pays dans lequel on vit et qu’on respecte. »…



























