Franchement quel est l’imbécile qui va aller travailler dans un restaurant ou dans l’hôtellerie alors qu’il sait qu’en cas de redémarrage de l’épidémie en septembre/octobre, il sera de nouveau au chômage ? Plus personne n’a confiance, quel fou ira investir de l’argent dans un tel contexte économique ? Cette peur est plus dangereuse qu’une guerre car plus personne, ne croyant plus en l’avenir, ne prendra de risque !




À la veille de la réouverture des restaurants, après sept mois de fermeture, de nombreux postes sont vacants dans l’hôtellerie restauration. Beaucoup ont changé de métier. Alors, dans les Hauts-de-France, Pôle emploi organise des recrutements express avec des candidats parfois extérieurs au secteur.

Face aux besoins de main d’œuvre dans l’hôtellerie et la restauration dans les Hauts-de-France, Pôle emploi a été chercher des personnes n’ayant jamais travaillé dans ce secteur pour passer des tests de recrutement. Ce jour-là, une formation express est dispensée en cuisine. L’un des candidats est charcutier traiteur. « Les gens ne font plus de repas, donc il y a moins de travail », explique-t-il. Ces candidats sont testés sur des recettes simples : un clafoutis au poulet et un moelleux au chocolat. « En deux heures, on peut voir leur aptitude, déjà s’ils se jettent sur le travail, s’ils ont envie, pour nous c’est la première chose, et savoir s’ils sont capables de travailler en équipe » explique Jean-Luc Germond, formateur à l’école des chefs.

Des cuisiniers, barmen et serveurs recherchés

110 000 postes sont à pourvoir dans toute la France dans le secteur. Parmi les métiers recherchés : des cuisiniers, barmans, serveurs. Ces travailleurs sont partis exercer d’autres métiers. À Lille (Nord), un speed dating a permis à de nombreux établissements de recruter. Mais les salaires restent souvent plafonnés. Il faut savoir se mettre en avant pour attirer les candidats.


B.Six, A.Lepinay, J.Vlasseman
France Télévisions
18 mai 2021