Excellente nouvelle que cette condamnation de l’État prononcée par l’instance judiciaire qui a reconnu sa très mauvaise gestion des contrôles du fabricant varois des prothèses PIP. Celui-ci a réussi la prouesse de vendre des centaines de milliers d’exemplaires de son poison chimique à autant de pauvres femmes victimes. On aimerait bien savoir maintenant ce que représente cette condamnation, est-ce que la responsabilité légale du ministre de la santé de l’époque ou du responsable de l’Agence française de sécurité sanitaire est engagée ? Vous vous doutez bien que non, qu’ils peuvent toujours continuer à multiplier les scandales sanitaires sans jamais craindre un retour de bâton, une condamnation judiciaire sévère à la hauteur des drames dont ils se sont rendu responsables.


Les juges estiment que l’Agence française de sécurité sanitaire n’a pas « pris les mesures de contrôle et d’investigations » nécessaires entre avril et décembre 2009.

L’État est jugé responsable. Mardi 29 janvier, le tribunal administratif de Montreuil (Seine-Saint-Denis) a reconnu la responsabilité de l’État dans le dossier des prothèses mammaires défectueuses PIP. Les juges estiment que l’Agence française de sécurité sanitaire n’a pas « pris les mesures de contrôle et d’investigations » nécessaires entre avril et décembre 2009.

Au total, près d’un million de prothèses mammaires ont été écoulées entre 2001 et 2010 par PIP, au mépris de toute norme sanitaire. Le nombre de femmes victimes dans le monde est évalué à 400 000. Au lieu d’un gel autorisé…

 

Photo d’illustration : Des prothèses mammaires PIP, le 10 juin 2010. (GÉRARD JULIEN / AFP)