Lors de son court séjour au Sénégal, Jean-Luc Mélenchon n’a pas hésité à parler d’un sujet, en réalité d’un non-sujet, celui du « mariage pour tous » imposé par le lobby LGBT ! Effectivement, historiquement, socialement, culturellement et religieusement, il n’y a pas de question qui se pose au Sénégal concernant le « mariage pour tous », c’est-à-dire le mariage pour les personnes du même sexe. C’est une question totalement étrangère au paradigme sénégalais, musulman en général. On se demande de fait pourquoi en parler, n’y a-t-il pas d’autres priorités urgentes à traiter ?
Mais il est vrai que cette question s’immisce automatiquement en Afrique puisque des pays occidentaux imposent systématiquement aux pays africains de mettre en place le « mariage pour tous » et toutes les demandes du lobby LGBT en réalisant tout simplement un chantage concernant les aides économiques comme l’explique parfaitement le président Sonko.
Cette déclaration de Jean-Luc Mélenchon de LFI montre encore une fois qu’un citoyen français musulman ne peut pas voter pour ce parti, c’est une impossibilité physique et métaphysique. Il ne suffit pas de soutenir la Palestine ou l’Afrique pour pouvoir voter pour ces gens qui ne sont rien d’autre que l’autre face de la pièce oxydée d’un Occident décadent en perdition. Bien sûr, il est possible de travailler avec des pays étrangers menant des politiques différentes, à condition que ces derniers n’imposent rien.
Lors d’un discours devant les étudiants le 16 mai en présence du leader Insoumis, le populaire premier ministre sénégalais a condamné les « velléités extérieures de nous imposer l’importation de modes de vie et de pensée contraires à nos valeurs », notamment sur les droits LGBT.
L’épisode n’a pas suffi à déstabiliser Jean-Luc Mélenchon. Lors d’une conférence devant les étudiants au Sénégal le 16 mai, que le leader insoumis a été invité à co-animer avec le nouveau premier ministre Ousmane Sonko, ce dernier a condamné la défense des communautés LGBT qui, selon lui, est « érigée en débat prioritaire au sein des opinions occidentales ». Pour le Sénégalais, dont le parti Pastef a gagné les élections présidentielles en avril, la promotion des droits des homosexuels alimente un « sentiment anti-occidental dans beaucoup de parties du monde »
« Les velléités extérieures de nous imposer l’importation de modes de vie et de pensée contraires à nos valeurs risquent de constituer un nouveau casus belli », a prévenu Ousmane Sonko devant des étudiants de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, lors d’un discours consacré aux relations entre l’Afrique et l’Europe. Mais dans des pays comme le Sénégal, cela soulève « énormément de tensions et d’incompréhensions tant elle met face à face des cultures, des civilisations et des systèmes politiques à la vision diamétralement opposée », a ajouté cet ancien chef de file de l’opposition sénégalaise, accusé par ses opposants politiques d’être proche des milieux salafistes.
Mélenchon assume
Lors de cette première allocution publique depuis la victoire de son parti à la présidentielle, qui a porté à la présidence Bassirou Diomaye Faye suite à une décision de justice rendant Ousmane Sonko lui-même inéligible, ce dernier a déploré que « la question du genre revienne régulièrement dans les programmes de la majorité des institutions internationales et dans les rapports bilatéraux », jusqu’à se poser comme « une conditionnalité pour différents partenariats financiers ».
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