Affaire qui démontre parfaitement comment les nouveaux journalistes travaillent en France : aucune vérification, une inculture crasse, une précipitation dans la publication, une recherche du scoop à tout prix… Si on ajoute à cela l’islamomanie de certains et leur volonté de créer le chaos, on a ce résultat lamentable. Comment croire maintenant le reste des publications de ces clowns ? Idem pour le Point et les articles mensongers d’Aziz Zemouri concernant Salim Laïbi. On a eu d’autres exemples de pièges tendus aux médias, rappelez-vous de l’émission d’Arrêt sur image qui en avait parlé il y a des années déjà !





Un internaute a réussi à piéger l’hebdomadaire Valeurs actuelles en se faisant passer pour un professeur de ZEP à Strasbourg.

Dans ce faux témoignage, il prétendait être menacé par des élèves musulmans après avoir abordé les questions de laïcité et de la Shoah. Le journal a reconnu son erreur et s’est excusé.

L’hebdomadaire Valeurs Actuelles piégé par un internaute sur ses méthodes journalistiques. Pour dénoncer le supposé manque de vérification des informations de ce média, cet homme, prénommé Malik sur Twitter, s’est fait passer pour un professeur d’Alsace soi-disant menacé par ses élèves sur les questions de laïcité et d’islam.

« À Strasbourg, le cri d’alerte d’un professeur face à la pression communautaire qui sévit dans son lycée », titrait ainsi ce mardi 30 mars au soir le site internet de Valeurs Actuelles. Sauf que l’histoire a été montée de toutes pièces par l’intéressé. « Avec toutes ces fake news sur les musulmans, je me suis dit qu’il fallait faire un truc pour montrer qu’en racontant n’importe quoi, on pouvait avoir une tribune », explique-t-il sur Twitter.

Un canular très élaboré par téléphone

Pour arriver à piéger le journal, il a commencé par publier un tweet dans lequel il s’est fait passer pour Morad, un professeur français d’origine algérienne qui enseigne en ZEP à Strasbourg (Bas-Rhin). Pour se donner du crédit, il a même changé sa bio twitter. En quelques heures, il a été contacté par un journaliste de Valeurs Actuelles qui lui a proposé une interview.

Malik a alors expliqué au journaliste que ses élèves « refusent que l’on parle de laïcité et de la Shoah » en classe et qu’il reçoit « des menaces de mort ». Des « faits inventés », mais qui feraient écho à certains éléments de l’affaire Samuel Paty. Malik poursuit alors son scénario fictif en expliquant avoir tenté d’alerter « sans succès » la direction de son école. Il force le trait en affirmant que certains de ses élèves « refusent le gel hydroalcoolique car il rend impur ». Il invente même une fausse raison d’avoir brisé le silence : la polémique autour d’un projet de construction de mosquée à Strasbourg, bien réelle celle-ci.

Le journal s’excuse sur Twitter pour ce « faux témoignage »

Le journaliste de Valeurs Actuelles lui demande une preuve de menace qu’il aurait reçue. Pour se payer encore davantage sa tête, Malik griffonne sur une feuille quelques mots en arabe : « Nous sommes shab Al baroud Wa l’carabina » (« Nous sommes les hommes de la poudre à canon et de la carabine » ), qui sont en fait les paroles d’une chanson de Cheb Khaled, chanteur de raï algérien, très apprécié de Malik. Sans aucune vérification préalable auprès du lycée ou de l’académie, le journal publie l’article ce mardi en fin de matinée.

Malik attendra 20h30, que l’article ait bien vécu toute la journée, pour dénoncer la supercherie sur son compte Twitter. Une heure plus tard, Valeurs Actuelles choisit de supprimer ce papier de son site internet et se fend d’un tweet sur son compte officiel. « Plutôt que de lutter contre l’islamisme, certains préfèrent tenter de piéger des médias, répond le journal. À ceux qui ricanent : se rendent-ils compte de la correspondance avec de nombreux cas existants ? À nos lecteurs : nos excuses pour ce faux témoignage relayé. »


Photo d’illustration : Le journal Valeurs Actuelles a retiré l’article de son site Internet et a présenté ses excuses à ses lecteurs. Photo Pixabay

Clément Gassy

LaDepeche.fr

30 mars 2021