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Sestrel : la cryptomonnaie de Dieudonné a levé à peine… 40.000 euros !
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Sestrel : la cryptomonnaie de Dieudonné a levé à peine… 40.000 euros ! 

Il ne reste plus que 2 semaines avant le lancement de la crypto de Dieudonné, énième ratage en perspective, ratage monumental qui ne va pas faire changer d’avis les moutons qui le suivent encore.

Dieudonné prend tellement ses fans pour des buses qu’il ose écrire ça : « Bien plus qu’une monnaie, Le glaive de notre liberté d’expression« , rien que ça ! Vu qu’il n’a levé que 40.000€ en août malgré une très grosse publicité et des remises de 45%, on imagine que tout ceci finira comme un grand nombre de ses projets : Ananacrédit, Ananassurance, village africain, concert pour la paix, SCI de rachat de son théâtre…

La date de fin était prévue en novembre selon l’article de Capital, elle est maintenant arrêtée au 27 décembre ; on imagine que, d’ici là, ce sera repoussé pour une raison ou pour une autre.



Le projet de cryptomonnaie Sestrel, qui flatte la sphère complotiste, a réussi à récupérer 40.000 euros auprès des suiveurs de Dieudonné.

Ces derniers ont pourtant peu de chances de revoir la couleur de leur argent.

Au moins 40.000 euros ont été récupérés par les porteurs du Sestrel, un projet de cryptomonnaie soutenu par l’humoriste polémique Dieudonné. Ce dernier publie régulièrement des incitations à investir sur ses réseaux sociaux, promettant à ses suiveurs de substantielles plus-values et la possibilité de « remplacer l’euro ». Selon les constatations de Capital, une des adresses cryptographiques fournies par l’équipe du Sestrel a reçu 126 ethers (la cryptomonnaie fonctionnant sur le protocole Ethereum) depuis la mise en ligne en décembre dernier de la vidéo de Dieudonné présentant le projet.

La plupart des investissements concernent des montants relativement modestes, souvent moins d’un ether (325 euros au cours actuel). Il est possible de les relever sur la blockchain Ethereum, un registre public où toutes les transactions sont enregistrées et librement consultables. Dimanche 26 juillet, l’ensemble des fonds reçus ont été envoyés sur une nouvelle adresse vierge et sont depuis immobilisés.

Les paiements en cryptomonnaies ne sont pas les seuls proposés, puisque les virements bancaires vers un compte hongkongais ou les envois par cash sont aussi proposés. Le tout sans aucune précaution visant à vérifier l’identité des investisseurs, ce qui contrevient aux règles internationales visant à lutter contre le blanchiment de fonds et le financement du terrorisme.

Dieudonné M’Bala M’Bala se défend d’être l’instigateur du projet Sestrel et a plusieurs fois déclaré qu’il était né de la rencontre entre son fils Merlin et un « neveu de Coluche ». Consécutivement à la publication de notre première enquête en décembre 2019, la famille de Michel Colucci a déclaré auprès de Capital qu’elle se désolidarisait entièrement de ce projet et qu’il avait suscité un vif émoi chez les enfants de l’humoriste.

Le Sestrel n’a aucune plus-value

Le projet Sestrel doit voir le jour en novembre 2020, mais celui-ci a de fortes chances d’être décevant pour les personnes qui auront investi dedans. La création d’une nouvelle cryptomonnaie n’implique pas que celle-ci aura de la valeur : n’importe quel développeur informatique peut copier le code source d’un projet existant, lui donner un nouveau nom et le tour est joué. La valeur intrinsèque de Bitcoin, par exemple, repose notamment sur les millions de personnes qui l’utilisent et sur la quantité d’énergie déployée par des dizaines de milliers d’ordinateurs à travers le monde. Le Sestrel, s’il existe techniquement, n’a aucune plus-value technologique par rapport aux autres cryptomonnaies. Son prix a été arbitrairement fixé à 2 euros sans que celui-ci soit garanti le jour du lancement.

Dans sa documentation, le projet tente de séduire les négationnistes, les personnes favorables à la médecine alternative (anti-vaccins, etc.) ou encore certains membres du mouvement Gilets jaunes. « Sestrel se présente comme une invitation à rejoindre un projet politique qui permettrait de gagner de l’argent grâce à la spéculation, mais ce discours est très dangereux et risque de faire perdre de l’argent à des personnes qui en ont parfois peu », explique Tristan Mendès-France, en charge de Stop Hate Money, un projet visant à assécher le financement de la haine en ligne.

Dieudonné risque désormais d’avoir du mal à faire la publicité du Sestrel : ses comptes Facebook et Instagram ont été supprimés lundi 3 août, suivant son bannissement de YouTube le 30 juin dernier. Contactée par Capital, une porte-parole de Facebook a expliqué « qu’il a violé de manière répétée nos règles en matière de discours de haine, en publiant du contenu se moquant des victimes de la Shoah ou en employant des termes déshumanisants à l’encontre des Juifs. Par son comportement, il n’a également pas respecté nos règles sur la haine organisée. »

Dieudonné est encore actif sur son compte Twitter (152.000 abonnés) et dispose également d’un site Internet.


Capital

3 et 4 août 2020

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