Ce reportage nous apprend qu’il existe une nouvelle criminalité dans les cités, la prostitution de jeunes filles imposée par des proxénètes en herbe. Comme si la drogue ne leur suffisait pas, il fallait à ces sociopathes qu’ils s’aventurent dans la prostitution. C’est à n’y rien comprendre, on serait même tenté de croire que ces filles n’ont pas de famille, pas de père ou de frère ou d’oncle prêts à en découdre et défendre leur honneur. C’est comme si ces filles étaient tombées du ciel, nées d’une génération spontanée. De l’autre côté, on a une police incapable de mettre fin à ces trafics infâmes et une justice laxiste dont les peines de prison prononcées sont juste ridicules, ce qui laisse augurer d’un avenir florissant à cette nouvelle criminalité.

Il semble de plus en plus évident que nous nous acheminons vers un désordre social inquiétant puisque la seule façon de se protéger dans le futur sera de le faire soi-même, ce qui n’est jamais très bon.


Des jeunes filles enlevées, manipulées et forcées à se prostituer. En France, cette réalité est de plus en plus forte. France 2 a mené l’enquête en région parisienne.

Une famille brisée qui essaye de comprendre. À une heure de Paris, en Seine-et-Marne, dans un village entouré de champs de blé, une jeune fille de 17 ans a fugué au mois de juin dernier, encore. Yolande, sa mère, ne retourne que rarement dans sa chambre. Quand les deux parents signalent la disparition d’Agnès, la jeune fille en question, au commissariat, ce sont les policiers qui leur révèlent la vérité. « Votre fille est entrée dans la prostitution, c’est avéré », leur dit-on.

La jeune femme est pourtant une adolescente comme une autre avec quelques difficultés scolaires et une passion pour les vêtements et les réseaux sociaux. Sur internet, elle rencontre un petit ami qui lui aurait proposé de gagner de l’argent facilement en se prostituant. Difficile alors de la raisonner. Chaque soir, Yolande parcourt les sites qui proposent ces services de prostitution à la recherche de sa fille.

Lutter contre le « proxénétisme des cités »

Le cas d’Agnès est loin d’être isolé. Les policiers ne cachent plus leur inquiétude quant à ce qu’ils appellent le « proxénétisme des cités ». Des adolescentes, parfois mineures, sont prostituées par des connaissances dans des hôtels ou des appartements en ville. En trois ans, une centaine de réseaux ont été démantelés. Dans certaines cités, la filière est devenue très lucrative : 1 000 euros par jour et par fille.

Les proxénètes sont prêts à tout et prostituent les filles de force. Il y a trois ans, à Argenteuil (Val-d’Oise), Chaïma est enlevée à son domicile et séquestrée au dixième étage d’un immeuble. Une femme proxénète la force à se prostituer. « Soit je donne mon corps, soit je crève, je n’avais vraiment pas le choix », raconte-t-elle. Alerté par un client, le Raid viendra la chercher au bout de quelques jours.


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