On aura tout vu, lu et entendu dans cette affaire Tariq Ramadan mais il faut dire que l’accusation de « viol en réunion » était loin d’effleurer nos esprits tant elle est plus grave que les accusations précédentes déjà très lourdes. On aura eu droit à la description de scènes sexuelles sado-masochistes, scatophiles… aujourd’hui, il serait question de viol en réunion !

Les fanzouzes du queutard frériste n’ont pas changé de stratégie : la victimisation et l’accusation de partialité visant des médias « islamophobes » qui lui ont pourtant servi les micros sans discontinuer pendant 30 ans ! À aucun moment ils ne reviennent sur les accusations judiciaires claires et les très nombreuses preuves de la vie dissolue de leur idole dans un dossier qui commence à peser lourd au sens propre et au figuré. Qu’en est-il des accusations de menaces sur cette dernière victime ? Stratégie utilisée depuis toujours pour faire taire les filles avec lesquelles il couche depuis des années ! Pas sûr que tout ceci soit très éthique et encore moins islamique…

Cette fois-ci c’est une journaliste qui dépose plainte, on imagine que les adorateurs de Ramadan vont trouver un lien avec le sionisme, peut-être que le voisin de la cousine du beau-frère de la plaignante a une collègue de travail sioniste. Laissons à Panamza le soin de faire ce travail de défrichement d’intérêt général !

Alors que l’image de l’islam est écornée, voire altérée par ce type de scandale incriminant un leader d’opinion, il serait intelligent et sage de changer de comportement, d’autant que chaque jour qui vient apporte son lot de nouveaux scandales.



Le parquet de Paris a délivré fin juillet un réquisitoire supplétif pour « viol commis en réunion » et « menace ou acte d’intimidation ».

Tariq Ramadan est cette fois accusé par une femme d’un cinquantaine d’années, journaliste radio au moment des faits en 2014.

« M. Tariq Ramadan m’avait contactée sur Facebook courant 2013 au prétexte que nous avions des amis en commun…» Ainsi commence la plainte, en date du 31 mai 2019, que le JDD a pu parcourir. Elle a été déposée par une femme, aujourd’hui âgée d’une cinquantaine d’années, qui travaillait alors comme journaliste radio. « Il n’y avait aucun acte de séduction de ma part », souligne-t-elle avant de relater le rendez-vous du 23 mai 2014 – l’heure n’est pas précisée – à l’hôtel Sofitel de Lyon, dans la perspective de réaliser une interview : « Il m’avait dit qu’il répondrait à tous les sujets sans retenue. »

La rencontre se passe dans la chambre, en présence d’« une personne de son staff ». « Nous avons commencé à discuter puis c’est allé très vite, c’était d’une violence inouïe », raconte la plaignante. Elle détaille ensuite plusieurs faits de viol. L’« ami » de Tariq Ramadan aurait pris part à l’un d’entre eux, selon son récit.

La visite de deux hommes après un message de Ramadan

À ses menaces de déposer plainte, Tariq ­Ramadan aurait ­répondu : « Tu ne sais pas à quel point je suis puissant. » Avant de changer d’attitude. Il lui aurait alors dit qu’elle lui « plaisait vraiment », lui aurait proposé de se revoir et même de faire cette ­interview, pour finalement accepter de la laisser partir…

Nous avons commencé à discuter puis c’est allé très vite, c’était d’une violence inouïe

« Quand je suis arrivée à la porte, il m’a embrassée », précise la plaignante, qui estime à deux heures le temps passé dans la chambre ­d’hôtel. En quelques lignes, elle résume ensuite les conséquences de cette rencontre : déménagement, divorce, dépression, tentative de suicide…

La plainte relate enfin un épisode plus récent. Un message de Tariq Ramadan reçu via ­Messenger le 28 janvier 2019 à 7h14 : « J’ai une proposition à vous faire. Sur le plan professionnel. Vous avez toujours le même numéro de téléphone? » Elle ne répond pas mais dit avoir reçu, le lendemain vers 19h30, la visite de deux hommes « de type arabe » : « Ils m’ont dit que Tariq Ramadan avait essayé de me joindre et que si j’avais des idées mal intentionnées, ils pouvaient arranger ça…» Des gendarmes, sollicités par l’intermédiaire de son ex-mari, « sont arrivés deux heures après pour faire des prélèvements d’ADN et ­d’empreintes digitales », précise-t-elle.

Mis en examen pour deux viols

Fin juillet, le parquet de Paris a délivré aux juges d’instruction un réquisitoire supplétif sur le soupçon de « viol commis en réunion » et « menace ou acte d’intimidation ». Sollicités par le JDD, Mes Philippe Soussi et ­Francis ­Szpiner, les avocats de la nouvelle accusatrice, n’ont pas donné suite.

Ramadan est mis en examen ­depuis le 2 février 2018 pour deux viols, dont un sur personne vulnérable. Ils auraient été commis le 9 octobre 2009 à Lyon sur une femme surnommée ­Christelle et, au printemps 2012 à Paris, sur une ancienne salafiste, Henda Ayari.

S’il conteste toute accusation de viol, Tariq Ramadan a reconnu, en octobre 2018, une relation sexuelle consentie avec chacune des deux plaignantes, dont les déclarations ont parfois fluctué. Son avocat, ­Emmanuel Marsigny, n’a pas ­souhaité « à ce stade » réagir à cette nouvelle offensive.


Photo d’illustration : une femme, journaliste radio au moment des faits, accuse Tariq Ramadan de viol en réunion lors d’une interview en 2014. (Sipa)

 

Stéphane Joahny

 

Le Journal du Dimanche [JDD]

25 août 2019