El Hacen Diarra meurt pendant sa garde à vue à Paris dans un commissariat ! Les faits se déroulent dans la nuit du 14 au 15 janvier 2026 dans le 20e arrondissement. La police interpelle cet homme de 35 ans alors qu’il roule une cigarette. Les agents l’accusent de rébellion et d’usage de stupéfiants. Une vidéo amateur montre des coups de poing, un plaquage au sol et l’usage du taser.
La victime crie « vous m’étranglez ». Il arrive au commissariat et subit un arrêt cardio-respiratoire. Malgré les tentatives de réanimation, il décède rapidement. L’autopsie révèle une fracture du cartilage thyroïde et une plaie profonde à la tempe selon Me Y. Bouzrou qui a eu accès au compte rendu de l’autopsie (cf. son communiqué ci-dessous). Cependant, le parquet ouvre l’information judiciaire seulement cinq jours après les faits avec une lenteur scandaleuse. Pire, les enquêteurs ne placent aucun policier en garde à vue, circulez il n’y a rien à voir alors qu’il y a mort d’homme ! La procureure de la république a même osé affirmer que le décès n’avait rien à voir avec l’interpellation malgré ces deux blessures graves et l’appel au secours de la victime ! C’est tout simplement une négation du réel. Sans oublier, comme par hasard, les batteries des caméras piétons des policiers qui étaient à plat et ont, bien évidemment, empêché de filmer l’interpellation ! La bonne affaire… Il ne faut surtout pas négliger la dangerosité de l’usage du taser sur le tissu cardiaque. Surtout quand son usage est excessif sur une personne qui pourrait avoir une pathologie sous-jacente.
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, refuse de suspendre les fonctionnaires concernés. De plus, la famille conteste vivement la version officielle. Elle dépose plainte et réclame une enquête indépendante. On connait déjà les conclusions de l’IGPN…
Les violences policières se multiplient en France avec un nombre de plus en plus important de dérives extrêmement graves qui ne sont que très peu sanctionnées. Ici c’est un homme qui est mort et pourtant la justice ne semble pas pressée de réagir et de sanctionner. On a vu, en France, certains faire de la prison pour avoir maltraité un animal de compagnie ! Pire, d’aucuns, parmi les syndicats de police d’extrême droite, veulent mettre en place le concept de présomption de légitime défense, ce qui ne pourra qu’augmenter les bavures et les morts dans les années à venir !

































