Cette affaire ahurissante soulève des questions graves sur la liberté de la presse en France et montre à quel point la situation se dégrade. Convoquer une journaliste pour un article non publié encore ressemble à une tentative d’intimidation visant à censurer ou dissuader une enquête potentiellement gênante. Cela est d’autant plus préoccupant si la personnalité impliquée dispose d’un réseau d’influence suffisant pour déclencher une intervention policière sans base légale claire (puisqu’aucun article n’a été publié). Dans un État de droit, la liberté d’informer est un pilier fondamental et ce type d’action pourrait signaler une dérive vers l’utilisation abusive du pouvoir pour protéger des intérêts privés et des comportements délictueux, voire criminels.
Reste à savoir comment est-il possible que des policiers puissent obéir à des ordres aussi absurdes piétinant le code de procédure pénal. C’est d’ailleurs facile pour eux puisqu’il n’y a jamais de conséquences aux abus de pouvoir dans la police, ce qui est la preuve que la France a sombré dans un modèle dictatorial, au moins autoritaire, qui ne dit pas son nom.
Pour finir, très peu de journalistes moralisateurs officiels et rédacteurs cathodiques ont condamné cette violation du droit des journalistes à informer. Il semble que la journaliste de Télérama, victime de cette intimidation, soit très seule dans cette épreuve. Néanmoins, ils sont plus prompts à jacter lorsqu’il s’agit de pays africains ou asiatiques mais jamais quand il est question de critiquer le régime français qui est bien entendu exemplaire…




























