Franc-maçonnerie : Alexandre Djouhri, de la prison à l’hôpital

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L’homme d’affaires français Alexandre Djouhri, à Londres le 13 janvier 2018. afp.com/Tolga Akmen


Si vous désirez comprendre le véritable pouvoir de la secte maçonnique à laquelle appartient Alexandre Djouhri, il suffit de lire l’article ci-dessous. Malgré sa très délicate situation actuelle à Londres, son passage en prison puis le mandat d’arrêt lancé par le juge Serge Tournaire, obligé de pointer régulièrement car sous contrôle judiciaire… ses amis Bernard Squarcini, Dominique de Villepin, Claude Guéant, Renaud Donnedieu de Vabres… sont tout de même allés à son anniversaire le 18 février dernier à Londres !

Relisez La république des mallettes de Pierre Péan afin de mieux comprendre la gravité de la situation et le réel pouvoir de la secte des frères-la-truelle !


L’intermédiaire-homme d’affaires, arrêté à Londres dans l’affaire du présumé financement libyen de Nicolas Sarkozy, a failli passer ces jours derniers de vie à trépas, et reste hospitalisé pour de « graves accidents cardiaques ».

Entre sa sortie de prison – le 12 janvier – après cinq jours passés en cellule à Londres en exécution du mandat d’arrêt lancé par le juge Serge Tournaire – et sa réincarcération le 27 février, l’homme d’affaires Alexandre Djouhri avait eu le temps de fêter son anniversaire. C’était le 18 février. Une brochette d’amis célèbres auraient d’ailleurs fait le déplacement depuis Paris. Claude Guéant, Renaud Donnedieu de Vabres, Dominique de Villepin : tous ses amis ou presque… Après une panne de matériel sur l’Eurostar, certains sont restés en rade plusieurs heures à Calais et ont fini par renoncer et rentrer au bercail, tel Bernard Squarcini.

La joie de les revoir, pour celui qui est astreint à un sévère contrôle judiciaire, avec l’obligation de pointer tous les jours auprès des autorités britanniques et de résider chez sa fille, a été de courte durée. Selon nos informations, trois accidents du coeur l’auraient terrassé il y a quelques jours, entraînant une hospitalisation en urgence. Alexandre Djouhri a dû être un temps placé en coma artificiel dont il aurait émergé il y a juste quelques heures.

L’homme de tous les secrets politiques, surtout de droite

« Il a caché à tout le monde une grave maladie cardiaque », explique à L’Express l’un de ses contacts parisiens. Il aurait « réellement failli y passer », continue ce dernier, au point que, selon un autre interlocuteur, il soit obligé de recourir désormais à un défibrillateur. Avant l’accident du cœur, ses avocats avaient réclamé le 9 mars une hospitalisation, refusée à ce stade par la justice britannique.

Suspecté de vouloir prendre le large, a priori à bord d’un avion privé mis à disposition par un homme d’affaires russe, comme l’a révélé L’Obs, Djouhri a été réincarcéré, avant qu’une audience décide de son sort prochainement. Lui qui en sait beaucoup sur les réseaux politiques français, avec leurs petits et grands secrets ; sur les coulisses des pouvoirs de droite, de Chirac à Sarkozy – qu’il tutoie et dont il est très proche – ; sur les opérations industrielles de haute volée, comme sur les coulisses des services et de la magistrature, se retrouve finalement à la merci de la justice. Celle-là même qu’il dit exécrer lors d’incessantes conversations téléphoniques captées par les enquêteurs de l’Office central contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCCLIFF) de la police judiciaire.

Dernier exemple en date relaté ce vendredi par Mediapart, au cours d’une discussion particulièrement fleurie récemment captée par les policiers : « Tu te mets à ma droite, tu sors ta bite, tu mets Hollande, Valls, les juges, les flics – peut-être pas tous les flics. Et là, on leur pisse dessus, et c’est pas de la pluie fine. » Ambiance…

Un proche de l’ancien grand argentier de Kadhafi

Le site d’information révèle par ailleurs que 4 millions d’euros auraient été sortis de ses comptes bancaires, en espèces, entre 2006 et 2010. L’avocat d’Alexandre Djouhri n’a pas donné suite à notre appel. Mais la justice cherche à l’entendre depuis 2016 à propos de son intervention éventuelle au profit de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, via des fonds libyens.

L’homme d’affaires est en effet particulièrement proche de Bechir Saleh, ancien grand argentier de Kadhafi. Or, des transactions financières opérées par ce dernier auraient, selon les documents judiciaires consultés, donné lieu à des reversements à l’attention de Claude Guéant (500 000 euros en échange des fameux tableaux flamands, que les juges suspectent de n’avoir jamais existé) et de Dominique de Villepin (via la revente d’une villa à Mougins au Fonds libyen dont Béchir Saleh avait les clés, le Libya Africa Investment Portfolio, ou LAP). Saleh a échappé en […]


Laurent Léger – L’Express

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