La validation de l’arrêt « anti-burkini » demandée à Marseille

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Une femme en burkini, sur une plage de Marseille. | AFP.


En France aujourd’hui en 2017, nous avons des lois qui nous dictent comment s’habiller ou plus exactement comment ne pas s’habiller. Et ils osent parler de patrie des droits de l’homme, de civilisation. Mais attention, s’il vous chante de vous balader tout nu dans la rue alors que la loi l’interdit expressément, ben c’est pas très grave, ça passe ! C’est la civilisation, qu’on vous dit !


Le rapporteur public de la cour de Marseille a demandé, ce lundi, la validation de l’arrêt « anti-burkini » de Sisco (Corse). La cour rendra sa décision le 3 juillet.

Le rapporteur public de la cour administrative d’appel de Marseille a demandé lundi la validation de l’arrêté « anti-burkini » signé le 16 août 2016 par le maire de Sisco (Haute-Corse), à la suite d’une altercation, sur une plage, entre trois familles corses d’origine marocaine et un groupe de villageois.

La cour qui devrait rendre sa décision le 3 juillet était saisie d’un appel de la Ligue des droits de l’homme contre un jugement du tribunal administratif de Bastia qui, le 26 janvier, avait validé cet arrêté.

« La présence sur la plage de burkini ayant été perçue comme l’étincelle qui a mis le feu aux poudres, le tribunal a estimé que la présence sur une plage de cette commune d’une femme portant un tel costume de bain aurait été de nature à générer des risques avérés d’atteinte à l’ordre public », indiquait le tribunal administratif de Bastia dans un communiqué.

Trouble à l’ordre public

Le rapporteur public Michaël Revert a considéré que la rixe du 13 août ayant occasionné l’incendie de trois véhicules et nécessité le renfort d’une centaine de policiers et gendarmes pouvait être analysée comme un trouble à l’ordre public « établi » qu’il appartient au maire de prévenir. « Le maire n’avait ni à retirer ni à abroger cette mesure » a-t-il ajouté.

Même si la justice qui a condamné les principaux protagonistes de cette rixe à des peines allant de six mois de prison avec sursis à deux ans ferme n’a pas établi son origine, M. Revert a évoqué l’existence de témoignages qui démontrent « le port de tenues proches du hijab » et « le déclenchement des incidents venant du fait que […]


Ouest France 

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