L’odeur âcre de brûlé plane encore sur Louvres, dans le Val-d’Oise, plusieurs heures après le drame. Mardi après-midi, un entrepôt de 7 000 m² s’est embrasé avenue de la Gare, provoquant une véritable panique dans le quartier. En à peine plus d’une heure, les flammes ont pris une ampleur spectaculaire, visible à des kilomètres. Les sapeurs-pompiers sont restés mobilisés jusqu’au lendemain matin. Ils prévoient d’ailleurs de surveiller les lieux pendant plusieurs jours, histoire d’écarter tout risque de reprise du feu.
Non loin de là, l’aéroport de Roissy n’a pas été épargné par les conséquences du brasier. Deux pistes ont même dû être fermées par précaution, le temps que les fumées se dissipent totalement. Environ 80 véhicules garés sur place ont été endommagés par les flammes, un chiffre confirmé par le gérant du site.
Un incendie causé par la batterie d’un VE ?
Reste une question centrale que tout le monde se pose : d’où vient réellement ce feu ? Une piste circule, celle d’une batterie électrique qui se serait embrasée spontanément. Rien n’est toutefois confirmé à ce stade, ni par la gendarmerie ni par la préfecture.

Une enquête a été ouverte pour faire toute la lumière sur cette affaire. Une chose est certaine, avec la chaleur, des batteries électriques représentent des menaces contre la sécurité car elles peuvent flamber comme on a pu observer à de très nombreuses reprises. On a déjà vu des vu flamber des batteries de trottinettes, les véhicules sur des bateaux… Salim Laïbi en a longuement parlé dans son dernier livre Climate Terror afin d’alerter le lecteur sur la dangerosité de ces batteries. Effectivement, les pompiers n’ont pas encore trouvé de techniques pour arrêter ce type d’incendie.
































