Payer pour se faire vacciner : l’idée paraît provocatrice, mais elle figure bien dans un rapport remis au gouvernement le 23 septembre 2026. 4 experts proposent notamment d’autoriser les complémentaires santé à instaurer des « bonus prévention ». Ces avantages pourraient prendre la forme de bonifications financières, de réductions de cotisations ou de services supplémentaires.
Le principe mérite pourtant une question simple : une décision médicale doit-elle devenir plus attractive lorsqu’elle est accompagnée d’une récompense financière ? C’est précisément ce qui alimente la controverse actuelle. Le rapport ne prévoit pas que le médecin verse directement de l’argent à son patient. L’incitation passerait par les organismes complémentaires, notamment les mutuelles c’est vrai. Cette distinction juridique existe, mais elle ne fait pas disparaître l’interrogation éthique.
Il ne peut plus exister de « consentement éclairé » si un acte financier s’insère entre l’acte médical et le patient ! C’est inconcevable et tout le monde peut le comprendre. Si c’est si bon et si efficace, nul besoin de recourir à de telles pratiques commerciales !
Un acte médical transformé en comportement récompensé
Le rapport recommande d’offrir aux organismes d’assurance santé la possibilité de mettre en place ces mécanismes. L’objectif affiché consiste à encourager les assurés à participer aux vaccinations, dépistages et parcours de prévention recommandés. Les auteurs envisagent également de consacrer une partie des cotisations à cette politique de prévention ce qui est faux puisqu’ils expliqueront plus tard que les caisses sont vides à cause du gouffre de la Sécu.
Or, la vaccination n’est pas un achat ordinaire fait sur Amazon ou Vinted. Elle implique une décision personnelle concernant le corps, la santé et l’acceptation d’un acte médical. Le consentement doit donc rester éclairé et volontaire, indépendamment de toute stratégie commerciale. Dès lors, introduire une récompense financière soulève inévitablement une question d’autonomie. D’autant que les effets indésirables existent et peuvent êtres dramatiques…
Le problème ne disparaît pas parce que l’argent provient d’un intermédiaire. Dans un cabinet médical, une rémunération destinée à obtenir l’acceptation d’un soin pourrait évidemment poser de graves problèmes déontologiques. Ici, le mécanisme proposé est différent, puisqu’il serait porté par les complémentaires santé. Cette différence ne suffit pas à clore le débat sur la place de l’argent dans ces décisions médicales. On se souvient tous du business du covid-19 et des incitations à coups de bons d’achats ou de burger frites ! Quelle humiliation du corps médical qui ne s’en est pas encore relevé à ce jour !
Pourquoi cette proposition provoque-t-elle autant de réactions ?
Les auteurs partent d’un constat réel : la prévention demeure insuffisamment développée en France. Le gouvernement lui-même indique vouloir renforcer le rôle des complémentaires dans ce domaine. Il précise cependant que des travaux doivent encore déterminer les mesures pouvant être mises en œuvre dès 2027.
Par ailleurs, certains acteurs contestent déjà la pertinence des incitations financières. L’UNSA estime notamment que la prévention devrait davantage reposer sur les professionnels de santé, le suivi médical et les outils existants. Le syndicat juge les « bonus prévention » fondés sur des incitations financières inacceptables : « La proposition permettant aux AMC d’expérimenter des « bonus prévention » fondés sur des incitations financières liées au respect de parcours de prévention n’est pas acceptable. »
Les défenseurs du dispositif avancent un argument : si une récompense financière augmente effectivement la participation aux vaccinations ou aux dépistages, elle pourrait améliorer certains indicateurs de prévention. Des expériences étrangères sont citées dans le rapport et montrent que des incitations peuvent parfois modifier les comportements. Sauf que ce n’est pas suffisant comme argument car cette incitation financière piétine un pilier de la déontologie médicale !
Proposition, pas encore une obligation nationale
Il faut enfin éviter une confusion importante. Le rapport formule une recommandation parmi 22 propositions. Le gouvernement n’a pas annoncé la généralisation immédiate du dispositif. Il prévoit au contraire des concertations et des travaux supplémentaires avant de déterminer les mesures susceptibles d’être retenues. Sauf que l’on sait tous que les pires propositions seront retenues comme toujours surtout si celles-ci permettent de faire exploser les dividendes de Big Pharma.
La controverse dépasse ainsi largement la vaccination. Elle concerne la place accordée aux mutuelles, feu le consentement éclairé décédé en 2020, l’utilisation des données de santé, la responsabilité individuelle et la frontière entre accompagnement et incitation financière. Surtout, elle pose une question de confiance : lorsqu’un acte médical devient associé à un avantage financier, quelle place reste-t-il à l’information médicale et au consentement personnel ?
Le « bonus prévention » n’est donc pas encore une réalité générale. C’est une proposition officielle qui ouvre un débat particulièrement sensible sur la manière dont la France entend construire sa politique de prévention. Et sur un sujet aussi intime que la santé, la question de savoir jusqu’où l’argent doit intervenir mérite certainement autre chose qu’une simple logique comptable.
Rappel des faits…
Faut-il rappeler aux ignorants et aux naïfs à quel point le système de santé est corrompu en France et dans le monde. On ne va tout de même pas faire comme si le scandale Anthony Fauci aux USA n’existait pas ! Certainement la plus grande débandade sanitaire de l’histoire de l’Humanité pendant la crise Covid-19. On ne va pas faire semblant d’ignorer le scandale actuel de l’obligation vaccinale contre la grippe à la HAS !
On ne va pas non plus ignorer le dernier scandale de Santé Publique France qui voulait mettre à la tête de la déontologie un médecin qui a touché en peu de temps plus de 200 000 € de Pfizer ! On ne pas oublier non plus la condamnation sévère de l’ANSM dans le dossier meurtrier de Servier et de son poison le Mediator, responsable d’au moins 2000 morts !






























