Le 11 septembre littéraire d’Orélien Thélyson réjouira longtemps nos cœurs, ce surhomme qui détruisit à lui seul le Spectacle, l’anti-racisme institutionnel et la maffia des Lettres germanopratine. Gloire à toi Orélien ! On ne te remerciera jamais assez. Tu as crevé l’increvable bulle de mensonges et de verrous qui sévissait depuis des lustres et qui nous asphyxiait tant et plus. Depuis ta victoire apocalyptique, je respire mieux dis donc. Encore merci. Dans les ruines encore fumantes du système, je me fais fort d’ériger solennellement une grande stèle à ta mémoire, à la mémoire du messie noir. Car oui, le Messie est arrivé et il est noir, et il ne le sait pas lui-même. De quoi est-il coupable ? De nous avoir sauvés ? Les messies, en général, ne savent pas qu’ils le sont, jusqu’à la crucifixion… Et même sur la croix, ils ne mesurent pas encore l’ampleur de leur sacrifice. Orélien s’est sacrifié sans le vouloir, sans le savoir. Son roman n’est déjà plus disponible chez Boréal. Et sa tournée promotionnelle a été annulée. Sacrifice expiatoire pour sauver l’humanité de son aliénation mortelle. L’aliénation à l’image, au simulacre… Le gigantesque théâtre en carton-pâte purulent, débordant d’hypocrisie insolente, dégueulant de mensonges outrageants et de simulacres obscènes s’est enfin effondré dans le marécage agonisant de l’indigence courtisane. Gloire au messie noir ! Que son nom soit gravé dans la pierre des cœurs de pierre. Des millénaires de littérature ne sont pas parvenues à flinguer le Spectacle, Orélien l’a fait ! La goncourtisanerie a vécu. En vérité je vous le dis, ce plagiaire en série n’a rien fait de mal. Armé pourtant d’une quinte flush à trèfle pour réussir dans le milieu littéraire germanopratin – immigrant, victime différée d’un passé colonial, noir, gros, descendant d’esclave -, il a triché, entourloupé, arnaqué, volé, fraudé, dupé artificiellement le monde avec son roman boursouflé, mais pour accomplir le Grand-Œuvre, sauver le monde. Le premier domino est enfin tombé, les autres suivront. Ce braquage du siècle, que dis-je, du millénaire sera enseigné partout comme le crime parfait. Il y a le bon crime et le mauvais crime. Et puis il y a le crime salvateur, rédempteur… Le cheval de Troie noir s’est introduit dans l’Ilion maléfique et puante pour commettre à son insu un carnage magnifique, dévoilant la laide Amélie-Hélène-Nothomb et démasquant toute la cour misérable des prix littéraires. Pas vu pas prix. Goncourt toujours. Renaudot au mur. Fusillés au bazooka pas artificiel, à l’haïtienne. La littérature et tuera encore. Quel régal, mais quel festin ! Du sang, encore du sang éditorial ! Ma coupe ne voudra jamais se vider ! Aux gémonies la modération, hécatombe à volonté, le bateau ivre a chaviré dans la grande fête des âmes. Ami, entends-tu le vol noir des parasites s’écrasant la gueule sur nos plaines médiatiques ? Entends-tu dans l’ivresse de l’aube le frémissement de la victoire, le son lointain d’une fanfare apaisante qui résonnera longtemps dans les souvenirs des hommes. La douce ivresse n’est pas prête de retomber autour de la nouvelle figure du héros rusé à son insu qui déjoue tous les plans, toutes les défenses, toutes les parades de ces serpents. Une nouvelle ère a commencé, amis de la littérature. Un nouveau calendrier se dessine… avant et après Orélien le Grand. L’empereur romain Aurélien, Lucius Domitius Aurelianus, qui avait restauré l’empire romain fragmenté – Restitutor Orbis – et fait construire les célèbres murailles autour de Rome, n’arrive pas à la cheville d’Orélien Thélyson. Le cœur de l’humanité est en liesse mais il ne le sait pas encore. La Bête de mensonges a été vaincue. Oui, c’est arrivé ! On n’y croyait plus. La lumière de la vérité a enfin terrassé le Serpent des simulacres. Ça panique sec rue des Saints-Pères. Les éditions Grassouillet grouillent dans tous les sens pour stopper l’hémorragie, déjà entamée par l’éjection de Nora, qui lui-même avait déjà commencé à couler la boîte à déjections littéraires dans l’océan des nullités romanesques. Nora n’aura fait que préparer malgré lui le casse du millénaire ; après l’avoir viré, Grassouillet-Bolloré avait besoin d’un gros coup pour la rentrée, pour se refaire… Et le gros coup c’était Orélien. Un coup à avoir le Goncourt. C’était ça ou faire faillite. Et le coup de Grassouillet-Bolloré se métamorphosa en auto-destruction apothéotique… la puanteur de la souillure spectaculaire n’en a pas fini de ne pas quitter la caste des lettres creuses. C’est beau un Spectacle qui s’effondre. Surtout à l’automne, au crépuscule des feuilles qui craquent en manque d’inspiration. La saison en enfer des parasites de la prose artificielle sera notre joie. Nos espoirs sont bel et bien réalisés sous nos yeux et nos oreilles ouverts osant à peine y croire. Les esprits sont libérés de leurs chaînes factices, les langues déliées, les consciences réveillées, les cœurs illuminés… l’Heure du Grand effondrement a sonné. Certains signes ne trompent pas. Les grelots démoniaques du Diable de l’Elysée s’agitent… Bientôt une grande nouvelle…
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