Vous n’avez pas entendu la dernière trouvaille du milliardaire Peter Thiel* ! Une réflexion d’une densité extrême, tellement profonde qu’il s’est retrouvé dans les ténèbres les plus sombres, les plus diaboliques ! C’est à se demander à quoi servent les ouvrages de Saint Augustin, Fârâbî, Averroès…
Dans cette ITW, Peter Thiel prend deux mots (evil et bad) qui, en anglais courant, ne veulent pas dire la même chose, il les redéfinit à sa sauce BBQ, puis il pose une Ferrari à côté d’une Trabant et conclut que le mal compétent, c’est « kind of good ». Tour de passe-passe rhétorique d’une rare légèreté ! Il confond compétence et « mal » ! Le problème n’est pas qu’il défende la compétence, tout le monde préfère un professionnel compétent à un bras cassé d’incompétent. Le problème de cette non réflexion c’est le glissement :
- Une Ferrari n’est pas « evil ». Elle est énergivore. Ce n’est pas la même catégorie qu’un mensonge, qu’une arnaque, une corruption, un viol ou qu’une surveillance de masse.
- « Faire au moins quelque chose » n’est pas un critère moral. Un dictateur compétent fait beaucoup de chose. Un laboratoire d’armes biologiques meurtrières très compétent aussi. L’efficacité n’efface pas le contenu ni l’objectif de ce qui est fait.
- Dire « on moralise trop » après avoir soi-même recyclé le mot « evil » pour parler de consommation d’essence, c’est un peu léger. On est loin de l’oeuvre de Saint Augustin…
C’est le genre de phrase qui sonne profonde en 20 secondes de clip parce qu’elle inverse un tabou (« le mal, c’est pas si mal si ça marche »). Dans un monde du Reel, du Short, de TikTok… mais ça ne l’est pas. En réalité, ça mélange trois plans totalement différents :
- La morale (bien/mal),
- La performance (ça fonctionne/ça fonctionne pas),
- Le jugement social (on t’aime/on te déteste).
Thiel les écrase en une seule échelle. Ça lui permet de dire : mieux vaut un type efficace qu’on trouve méchant qu’un type inefficace qu’on trouve gentil. En réalité il parle de lui-même, c’est un discours qui lave plus blanc que blanc sa noirceur ténébreuse. Dès qu’on parle de pouvoir, de tech, de politique ou de vies humaines, ça devient une excuse confortable : « on m’accuse d’être le méchant, donc je dois être compétent ».
Peter Thiel, Epstein et l’Antéchrist…
Sans oublier sa série de conférences dans le monde entier pour nous parler de l’Antéchrist, rien que ça ! Ni ses liens avec J. Epstein, présenté par E. Barak ! On comprend vite que ce vil personnage n’a aucune notion de morale, c’est un fait.
Donc oui, c’est de la philosophie de comptoir. Une observation réelle (l’incompétence bien-intentionnée peut faire des dégâts) habillée d’un vocabulaire trop grand pour elle mais ce n’est rien d’autre que de l’incompétence car dénuée d’intention. PAr contre lui sait très bien ce qu’il fait avec Palantir et sa volonté de surveiller le monde entier. Il sait très bien ce qu’il fait quand il fréquente Epstein !
Bref, pour finir, le mythe de la super intelligence des milliardaires de la Tech est une construction, une astuce pour nous faire croire qu’ils méritent leur succès et leurs milliards. En réalité, et Thiel n’est pas le seul, il suffit de voir les âneries de Musk ou la mollesse de Zuckerberg, ils sont très mauvais, d’une rare stupidité. Le seul fait d’avoir soutenu Trump aux dernières élections en dit long sur sa capacités intellectuelles…
Peter Thiel, né en 1967 à Francfort, est un entrepreneur et investisseur germano-américain, co-fondateur de PayPal et premier investisseur extérieur de Facebook. Il a ensuite créé Palantir, entreprise de logiciels d’analyse de données très liée aux États et aux services de renseignement, et dirige le fonds Founders Fund. Figure intellectuelle de la Silicon Valley, il défend une vision contrariante : stagnation technologique depuis les années 1970, méfiance envers l’université, priorité à la compétence et au progrès plutôt qu’à la morale dominante. Politiquement, il a financé Donald Trump puis des figures de la droite américaine, tout en multipliant les propos polémiques sur la démocratie, l’IA et même l’Antéchrist. En 2026, il reste l’un des hommes les plus influents — et les plus clivants — de la tech, récemment mis en lumière par un entretien avec Mathias Döpfner où il oppose le « mal compétent » à l’incompétence.




























