Macron à Oradour, par Pierre Dortiguier

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Macron à Oradour


La campagne  électorale fait ressortir ce que feu le ministre Peyrefitte avait bien nommé le mal français. Le futur Président de la République française – non pas encore universelle – se livre à un culte civique, en commémorant un sacrifice, dans une sorte de messe, parodie de la religion chrétienne, ou, pour être plus clair en choisissant Oradour sur Glane comme phare de son antifascisme proclamé ! Fascisme d’apparat, car l’on ne voit pas que le Front National cultive ce jardin de l’héroïsme à la José Antonio Primo de Rivera ou au fils du général Moscardo fusillé après avoir été encouragé au sacrifice de sa vie par son père commandant l’Alcazar de Tolède,  et s’adresse au « faisceau des Volontés », d’où le fascisme tire son nom ! Macron n’a rien d’un chef, car il faut avoir pour cela, comme le mot latin caput l’indique, une tête !

Il ne nous appartient pas, et ce serait irriter les dieux du panthéon démocratique, de demander à Macron et aux organisateurs de cette messe civique, ce que sont devenus les deux prêtres, dont l’alsacien germanophone, qui avaient la cure du village, car le sacré, même laïcisé, implique que l’on ne pose point de questions indiscrètes. Nous avons visité le village et surtout retenu que les Allemands du lieu étaient, je parle de la troupe, alsaciens, et Macron ne peut se souvenir, comme nous, de la levée d’indignation en Alsace quand les Alsaciens passèrent en jugement, dans les années 50, à Bordeaux où la justice militaire française dut en innocenter un grand nombre, sinon tous, car le pays rhénan – il l’est en effet – qui fut à l’aube des Temps Modernes un fleuron de la mystique allemande, avait menacé d’ôter les drapeaux français des édifices publics, si les condamnations pleuvaient  etc. Est-ce que ceci est enseigné dans les écoles socialistes ?

À cette époque nos antifascistes armés promenaient leurs uniformes en Indochine, au Maroc et se préparaient, sous un gouvernement de gauche, à multiplier les horreurs que Macron dénonçait démagogiquement, il y a peu, à Alger. Nous sommes en pleine hypocrisie.


Et Oradour est là pour les tenir dans une prison morale. La menace du Front National étant une vaste blague, une bouffonnerie, une mise en scène reprise des artifices mitterandiens !


Je citerais bien une anecdote, celle rapportée par un auteur allemand qui écrivit en deux tomes « Où est Caïn ? » et « Où est Abel ? » sur ce que l’on nomme une tragédie servant d’assise à un divorce permanent entre les deux peuples : le capitaine des pompiers de Dresde – ville martyre – entré dans la nouvelle armée de défense fédérale ou Bundeswehr voulut visiter l’endroit que de nombreux Allemands avaient, du reste, contribué à embellir dans l’après-guerre (devrait-on dire dans la seconde entre deux guerres ?). À sa surprise, de nombreux habitants lui demandèrent de porter à la connaissance du gouvernement fédéral qu’ils avaient été sauvés de l’église en feu par la troupe et donnèrent leur nom. Mais le gouvernement allemand ne voulut point en faire état de peur de raviver les querelles, au début de ces années 60 où la collaboration franco-allemande prenait son essor.

Je conterai, dans cette chronique, une anecdote confiée par un camarade d’études décédé, qu’au début de cette union franco-allemande, De Gaulle, qui avait mis de l’eau du Rhin dans son vin anglophile, ayant décidé d’élever Antoine Pinay ministre des finances, à la dignité de Premier Ministre, dut s’incliner devant le refus indigné d’Adenauer et de la classe politique allemande de choisir un homme compétent, mais dont la famille avait demandé et obtenu d’eux un double remboursement de la valeur de ses usines dévastées par la guerre !

Et quoi, me prenez-vous pour un naïf d’Allemand ?, comme l’écrit un auteur anonyme du Grand Siècle.

Ces naïfs d’Allemands comprennent déjà que la cérémonie électorale d’Oradour n’a point de fondement patriotique ou antifasciste, mais sert de base à une désignation de leur pays, « vache à lait » de toute l’Europe, comme responsable de la crise financière à venir, de la dette abyssale française. Et Oradour est là pour les tenir dans une prison morale. La menace du Front National étant une vaste blague, une bouffonnerie, une mise en scène reprise des artifices mitterandiens ! Je ne citerai point la ville de Freudenstadt ayant la forme d’un camp « romain » en Forêt Noire qui fut violentée, et cela au témoignage de l’aviateur Lindbergh qui le rapporte dans ses Carnets, alors qu’il était dans l’armée américaine à la fin de la guerre. Ce village a été violenté, en effet, le mot est faible, aux cris de : « vengez Oradour ».

Tous ces faits seront étalés au Jugement dernier ! En attendant, la France sera saisie de cette macronite, forme d’épilepsie constituée de transes et d’oubli de ses propres bêtises et crimes ! Les prêtres d’Oradour témoigneront et le capitaine des pompiers de Dresde aussi ! Quel moment difficile pour les acteurs du Carnaval républicain ! Des passages du noble Coran font état de ce trouble saisissant les hypocrites.

Pierre Dortiguier

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