Rothschild, Pompidou et Macron, par Pierre Dortiguier

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Rothschild, Pompidou et Macron


Ce sont des souvenirs de l’autre siècle que je livre à la génération macronisée. Il est connu que Attali et Cohn-Bendit, qui sont deux fanatiques, soutiennent cet ancien élève des Jésuites qu’est Macron, et qui aurait présenté une thèse sur Hegel auprès de mon camarade d’études de Louis le Grand et de Sorbonne, le normalien Étienne Balibar, lequel affecte de ne point en avoir gardé de souvenir. Car avant d’être un employé de Rothschild, ce faux socialiste est un homme d’une politique et d’une morale fort souple, le Père Tout à Tous, comme Voltaire, abusant d’une recommandation de saint Paul, qualifiait ainsi un Jésuite de cour. Mais la grande affaire, qui le suivra comme un bonnet d’âne, sera son rôle de courtisan du Roi Rothschild, mais il y a fort à parier que la légèreté nationale ne le persécutera point autant que Cohn-Bendit a lancé de sarcasmes contre le Pompidou, dont il est de bon ton de charger la mémoire, en le rendant responsable d’avoir livré le pays aux banques internationales. Il y a là de l’exagération, comme Olivier Delamarche le relevait un jour, car ce n’est point la fameuse loi de 73 qui a mis la France dans cet état, mais, comme le célèbre chroniqueur financier le disait avec raison, des sociétés comme la Goldmann Sachs ou la FED, la Lehmann Brother qui ont bouleversé le monde.

Une spécificité de Macron saute aux yeux, qui fait toute la différence avec Pompidou et me donne l’occasion de publier une confidence : un de nos normaliens, défunt, et que connaissait Balibar, mais d’un bord opposé, royaliste de sentiment et qui resta longtemps à Matignon puis à l’Élysée, et de plus mon concitoyen, mon aîné, m’expliqua que ce fut le hasard et la volonté des époux De Gaulle qui propulsa le neveu du capitaine Pompidou, ancien libraire de la rue de Seine à Paris qui découvrit le massacre soviétique de Katyn, engagé dans la LVF, à mettre un pied à la banque Rothschild. Voici quelles furent les circonstances : Yvonne De Gaulle patronnait, pour des raisons chères, qu’il est pénible de reproduire, une institution pour ceux qu’on nomme les trisomiques, et un normalien en assumait la direction ; ce dernier étant nommé à un poste diplomatique, proposa comme remplaçant un de ses collègues, Georges Pompidou, et comme la question se posait de le payer, le normalien fit observer que le baron finançait l’institution et qu’il suffisait de marquer Georges Pompidou dans son personnel.

C‘est ce qui s’appelle rentrer par la petit porte. Il est vrai que Rothschild régnait, comme autrefois sous la Restauration des Rois, à partir de 1815, à Paris, et qu’il continuera de la faire, même si Paris se métamorphose, se macronise ou pas, se lepénise ou pas, Paris, de ce point de  vue, sera toujours Paris, dirions nous, pour répondre à Trump ! Macron, en diplômé de l’ENA est un inspecteur des finances qui a fait allégeance à la couronne de la dynastie fondée par celui qui reçut son titre de noblesse en 1816, sur proposition du ministre des finances de l’Autriche. Les armoiries portent en effet l’aigle d’Autriche et le lion du Landgrave de Hesse-Kassel qui était un des Illuminati que l’on sait. Du reste, un auteur américain comme le jeune Américain de l’Illinois, Terry Melanson précise dans son livre anglais « Perfectibilists the 18th Century Bavarian Order of the Illuminati« , achevé en 2009, que, outre le Prince de Dalberg, l’aristocrate Prince Karl de Hesse « représente le lien le plus fort entre la Dynastie des Rothschild et les Illuminati. Les deux familles avaient une telle relation intime qu’il y a une possibilité pour les Rothschild d’avoir contribué au financement des Illuminati bavarois » (p. 334). Il faut rappeler que la fortune de la famille de Hesse se fit sur la vente de mercenaires à plusieurs monarchies, et c’est ainsi, poursuit l’auteur américain que, pour avoir envoyé 17.000 mercenaire hessois combattre les insurgés américains, au bénéfice de l’Angleterre, le comte Frédéric de Hesse et son successeur devinrent richissimes et leur banquier était depuis 1783, le banquier de Francfort, Meyer Amschel Rothschild. Il est su, pour ne point oublier les gloires de la France, que Nathan Rothschild était en si bons termes avec ce prince Dalberg, Illuminé connu, que Napoléon, soutenu par Weishaupt, fondateur de la secte, fit du banquier un membre du Collège Électoral de Darmstadt.

Vraiment point de pouvoir napoléonien sans Rothschild, de dissolution de l’Empire d’Allemagne sans lui et les Illuminés, point de résistance à Napoléon au Portugal par exemple avec Wellington non plus sans Rothschild, alors vous étonnerez-vous qu’il n’y ait point de candidat socialiste sans le même « Écusson Rouge » ? Une couleur à méditer en cette année anniversaire de la Révolution bolchevique… et peut-être de l’accession au pouvoir de l’énarque !

Pierre Dortiguier

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