Alors que le frère-la-truelle Le Drian en avait fait des tonnes sur le cas de l’Iranienne Soutoudeh, pas un mot pour dénoncer la peine très sévère que la justice marocaine vient d’infliger à Nasser Zefzafi ! C’est ainsi que vous comprenez que rien n’est gratuit avec ces gens, même un simple soutien n’a d’intérêt que s’il sert l’agenda de la secte maçonnique !


Dans un Maghreb en pleine effervescence, la justice marocaine a confirmé en appel la lourde peine prononcée contre l’icône de la contestation populaire en 2016 dans le Rif, et contre trois autres manifestants.

« C’est un verdict choquant », a réagi l’avocat des manifestants, Mohamed Aghnaj, dans un entretien téléphonique le 6 avril 2019 à l’agence Reuters. Cela « montre que la cour d’appel n’a pas suffisamment étudié le dossier », a-t-il commenté.

Âgé d’une quarantaine d’années, Nasser Zefzafi avait été arrêté en mai 2017 et transféré dans une prison de Casablanca après avoir organisé des manifestations dans sa ville d’al-Hoceima. Poursuivi notamment pour atteinte à la sûreté de l’État, il avait été condamné à 20 ans de prison ferme.

Les prévenus ont boycotté un procès « non équitable »

Avec ses discours virulents contre l’État « corrompu » ou « l’arbitraire » du pouvoir, il s’était imposé comme le visage du Hirak al-Chaabi (mouvement de contestation populaire) du Rif, dans le nord du pays. Un mouvement qui a débuté en octobre 2016 après la mort de Mouhcine Fikri, un vendeur de poisson mort broyé dans une benne à ordures où il tentait de récupérer sa marchandise confisquée et jetée par la police.

Jugé en appel aux côtés de 41 autres accusés, cet ancien chômeur était absent à l’énoncé de la sentence : comme tous ses compagnons détenus, il boycotte les audiences depuis janvier pour dénoncer un procès « non équitable ».

Cet homme à la mâchoire carrée avait été arrêté il y a deux ans pour avoir interrompu le prêche d’un imam hostile au mouvement dans une mosquée d’al-Hoceïma, épicentre de la protestation qui a secoué la région historiquement frondeuse et marginalisée du Rif jusqu’en juillet 2017.

Zefzafi torturé lors d’un interrogatoire

Après son arrestation, il « a été placé à l’isolement plus de quinze mois » pendant l’enquête « dans des conditions s’apparentant…


Photo d’illustration : des Marocains manifestent contre l’emprisonnement de membres du « Hirak al chaabi » (le mouvement de contestation populaire) et de leur chef de file, Nasser Zefzafi, dont ils brandissent le portrait, le 27 juin 2018 à Rabat. (AFP)

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