De nombreux témoignages ont été publiés dans des journaux importants comme Le Monde en France ou le New York Times aux USA mais également CNN… Des témoignages qui affirment que la guerre actuelle à Gaza n’est rien d’autre qu’un gigantesque massacre d’une rare et historique barbarie. Il n’est pas question de guerre avec une stratégie militaire et des objectifs à atteindre, pas du tout. Il n’y a qu’un seul objectif, une soif de vengeance et de meurtre d’une sauvagerie inouïe. Le tout appuyé par un messianisme religieux effrayant qui met en danger les juifs du monde entier.
Cent trente Israéliens mobilisés dans la foulée du 7-Octobre ont signé une lettre dans laquelle ils affirment qu’ils ne retourneront pas dans leur unité aussi longtemps qu’un accord permettant le retour des otages retenus à Gaza n’aura pas été conclu.
Deux d’entre eux ont accepté de parler au « Monde ».
Le 8 octobre 2023, vingt-quatre heures après l’attaque sanglante perpétrée par le Hamas dans le sud de l’Etat hébreu, Max Kresch arrivait à la frontière libanaise, en première ligne face au Hezbollah. Cinq jours plus tard, le 13 octobre, Michael Ofer-Ziv, précipitamment revenu de l’étranger, prenait place devant un écran de contrôle, dans une base de l’armée. Le premier, juif américain au physique de marathonien, athée mais issu d’une famille religieuse, s’est installé en Israël à l’âge de 18 ans, en 2014. Le second, trapu et fana d’escalade, est né ici, dans une famille de gauche acquise à la solution à deux Etats. Les deux ont répondu dans un même élan à l’appel de l’armée israélienne, qui a mobilisé plus de 300 000 réservistes, dans la foulée du massacre du 7-Octobre.
Mais, peu à peu, ils ont pris leurs distances avec cette institution, aux ordres du gouvernement le plus extrémiste de l’histoire d’Israël. Ils font partie des 130 réservistes qui ont signé une lettre, rendue publique le 10 octobre, où ils affirment refuser de servir tant que le cabinet du premier ministre, Benyamin Nétanyahou, n’aura pas conclu un accord de cessez-le-feu permettant la libération des otages israéliens retenus à Gaza.
Max Kresch, secouriste de réserve dans une unité de combat, a été déployé dans la zone du mont Hermon. Il s’attendait à ce que le Hezbollah lance des raids en territoire israélien : « Comme on était en première ligne, on était prêts à ne pas rentrer vivants », dit cet…
Photo d’illustration : Max Kresch, à Jérusalem, le 20 octobre 2024.
Propos recueillis par Samuel Forey
24 octobre 2024
































