Le rapport de l’IGAS sur la mortalité infantile a été terminé en janvier 2026. Pourtant il est resté caché pendant près de sept mois dans un tiroir poussiéreux. Seule la pression du Canard enchaîné a forcé sa publication le 4 août. En 2024, 2709 enfants sont morts avant leur premier anniversaire. Le taux atteint 4,1 décès pour 1000 naissances. La France occupe désormais le 23e rang sur 27 pays de l’Union européenne.
Ce document de plus de 300 pages analyse une dégradation qui dure depuis quinze ans. Les causes restent multifactorielles. L’âge plus tardif des mères joue un rôle important. Les grossesses multiples augmentent aussi les risques. Les inégalités sociales et territoriales pèsent lourdement, surtout dans les outre-mer et en Île-de-France.
Par ailleurs le rapport souligne les faiblesses du suivi PMI et la saturation des soins néonatals. Cependant le retard de publication donne l’impression d’une volonté de limiter le débat public. Ainsi l’opacité autour de ce rapport nourrit la frustration. Chaque décès évitable représente un échec collectif. Heureusement que la natalité baisse en France, ça fait mécaniquement moins de morts !
Mortalité infantile et règne de la macronie
La transparence reste essentielle pour faire baisser réellement ce taux. Les responsables politiques doivent maintenant rendre des comptes sur les actions concrètes. Le sujet mérite un traitement sérieux plutôt qu’un silence prolongé. Malheureusement sui les décisions de nos politiques ne remplissent pas les poches de Big Pharma, ils ne les prennent pas…
Le taux de mortalité infantile reste un indicateur majeur du niveau de développement d’un pays. Dans les classements internationaux il mesure la qualité des soins, de la prévention et de la protection des plus vulnérables. Un pays avancé se doit d’afficher un taux bas pour confirmer son rang parmi les nations développées. La chute de la France interroge donc directement sa place dans ces classements. Merci qui ? Merci macron le génie, le Mozart de la finance !




























