Laurent Nunez est dans de très sales draps ! Le 2 avril 2026, la députée LFI Rima Hassan arrive en garde à vue pour un tweet, ce qui est déjà une anomalie. Des médias crient alors à la découverte de drogue de synthèse dans son sac. Cette annonce tourne vite au fiasco. Les analyses prouvent qu’il s’agissait de CBD légal. L’enquête pour stupéfiants est classée sans suite. Pourtant l’étiquette de « droguée » reste collée pendant des semaines.
Selon Complément d’enquête, Laurent Nunez n’est pas resté à l’écart. Ce même 2 avril, dans le train au retour de Bordeaux, des journalistes l’interrogent en off. Il leur aurait répondu « il se peut que ce soit exact ». Il évoque un « truc de synthèse » et un « dérivé de la cocaïne ». Ceci devant le premier ministre Lecornu et plusieurs autres témoins journalistes ! Un reporter note tout et confirme l’info à sa rédaction. Le ministre, lui, passe le lendemain à la télévision. Il déplore alors les fuites avec un air grave et sérieux. Très mauvais ministre de l’Intérieur, mais excellent acteur ! Nunez a clairement manqué à ses devoirs.
Son entourage parle aujourd’hui d’une simple « discussion informelle ». On est en train de parler d’un ex préfet qui est dans le métier depuis des décennies et non d’un transfuge de la société civile qui ne connaît pas la procédure ! Son argument est profondément stupide. Il n’y a pas de discussion informelle avec des journalistes venus travailler ! Les informations circulaient déjà, dit-il. Il aurait même appelé à la prudence. Ces précautions sonnent pourtant bien tard. Un ministre de l’Intérieur n’a pas à commenter une procédure encore ouverte face à des journalistes qui vont s’empresser de diffuer la fake news. Le secret de l’enquête existe précisément pour ça. Ici, il a été piétiné par le représentant de l’ordre et de l’état de droit.
Les conséquences médiatiques des fuites sont immédiates :
Nunez menteur et manipulateur ?
Cette affaire n’est pas un détail. Elle touche la présomption d’innocence d’une élue. Elle montre aussi un double langage assumé. On dénonce les fuites en public, on les alimente en privé. Dans n’importe quel autre pays de l’Union européenne, un ministre pris la main dans le sac aurait déjà quitté son poste. Ici, rien ne bouge car le milieu politique parisien putride n’a plus de dignité.
Cette affaire était extrêmement grave car tout est faux. Non seulement le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez piétine l’État de droit et le secret de l’instruction en diffusant des fausses nouvelles mais même le concept de drogue de synthèse dérivée de la cocaïne n’existe pas. Ça n’existe pas sur le marché, ça n’a jamais été vendu par des dealers. On a atteint 1un degré de bêtise assez spectaculaire, c’est inédit.
Laurent Nuñez devrait démissionner s’il avait une once de dignité. Il ne le fera pas. Ce n’est pas un accident de parcours. C’est le comportement de voyou qui méprise l’État et l’état de droit. LFI réclame sa tête. L’avocat de Rima Hassan veut une information judiciaire. Le ministre, lui, reste campé derrière ses dénégations. Dans quelques heures il va crier au « complot » politique au lieu d’assumer ses responsabilités comme tout adulte qui se respecte.
L’affaire est d’autant plus grave que Laurent Nunez est déjà impliqué dans différents scandales dont le grand classique : défense des pires membres des forces de l’ordre coupable de violences, même si elle entraîne la mort.
Cinq mois plus tard, le scandale éclate enfin. Les témoignages des journalistes présents ce jour-là sont précis. Nuñez a décliné l’entretien avec l’émission au dernier moment. Cette fuite en avant ne protège plus personne. Elle révèle seulement un pouvoir qui se croit au-dessus des règles qu’il est censé faire respecter.
Il avoue son erreur dramatique en pleine commission en la minimisant :
Il va de soi que même si il y a des fuites chez certains journalistes, le ministre de l’Intérieur n’a pas à les confirmer lui-même. Le faire donne à ces fuites une puissance qu’elle n’avait pas précédemment. C’est d’autant plus grave que tout est faux ! Ce que Laurent Nunez oublie d’ajouter.




























